Il semble peu probable que la grève de l’UAW contre les trois grands constructeurs automobiles de Détroit se termine de sitôt, les deux parties ne donnant guère de signes indiquant que l’une ou l’autre se pliera de manière significative.
C’est le dernier signal de la résurgence de la combativité des syndicats à travers le pays, de Détroit à Hollywood, y compris une volonté de se diriger vers la ligne de piquetage. Cette confiance est alimentée par le fort soutien des Américains, de la Maison Blanche et même de certains Républicains.
L'U.A.W. est prêt à jouer dur pendant un certain temps, alors qu'il revendique une augmentation des salaires de 40 pour cent sur quatre ans, des semaines de travail plus courtes et la fin du système de rémunération par paliers. Son président, Shawn Fain, a rejeté dimanche une proposition de Stellantis, propriétaire de Jeep et Chrysler, d'augmenter les salaires de 21 % sur quatre ans.
La nouvelle stratégie du syndicat, qui consiste à cibler simultanément les trois constructeurs automobiles de Détroit – Ford, General Motors et Stellantis – au lieu de les attaquer individuellement, et à ne frapper que quelques usines clés à la fois, est d’une grande aide. Le plan n’est pas sans risque, car il nécessite davantage de coordination entre l’U.A.W. travailleurs, mais les experts affirment que cela donne au syndicat plus de poids et préserve son fonds de grève plus longtemps.
D’autres syndicats s’y mobilisent également. La Writers Guild of America en est à son quatrième mois de grève contre les grands studios hollywoodiens, tandis que le syndicat des acteurs, connu sous le nom de SAG-AFTRA, en est à son deuxième. La W.G.A. devrait reprendre les discussions avec les studios cette semaine, mais en attendant, elle continue de faire pression sur les productions qui cherchent à reprendre le travail : Drew Barrymore est revenue sur sa décision de ramener son talk-show de jour après les critiques du syndicat et de ses alliés.
Le mouvement syndical bénéficie d’un soutien élevé. Aux États-Unis, il y a plus de grèves que jamais depuis plus de deux décennies : 4,1 millions de journées de travail ont été perdues à cause des arrêts de travail le mois dernier, selon le ministère du Travail, le plus grand nombre depuis 2000. Un sondage Gallup publié en août a révélé que 67 pour cent ...
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