Grâce à la Charte internationale « Espace et catastrophes majeures », les secours ont eu accès rapidement aux images satellitaires de la zone dévastées par le séisme au Maroc. Mais les satellites sont également capables d’observer très finement la déformation du sol. Des données essentielles pour mieux comprendre ce qui s’est passé dans la nuit du 8 au 9 septembre.

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    Suite à la catastrophe qui a secoué le Maroc le 8 septembre dernier, de nombreuses données satellitaires ont été mises à disposition afin d'aider l'organisation des secours dans le cadre de la Charte internationale « Espace et catastrophes majeures ». Cette charte assure que les observations réalisées par les satellites des différentes agences spatiales sont mises librement et rapidement à la disposition des autorités et des scientifiques en cas d'événement catastrophique.

    Une mesure de la déformation du sol au millimètre près

    Les dégâts occasionnés par le séismeséisme, de magnitudemagnitude 6,8, sont en effet bien visibles depuis l'espace et ces données précieuses permettent aux secouristes d'identifier rapidement les zones les plus touchées et de définir les voies d'accès praticables. Certaines routes desservant des villages isolés largement détruits ont en effet été coupées par des éboulementséboulements causés par les puissantes secousses.

    Images satellitaires présentant les destructions relatives au séisme du 8 septembre 2023 au Maroc. © Pleiades material, Cnes (2023), distribution Airbus DS, carte produite par UNITAR/UNOSAT

    Parmi ces données satellitaires, certaines vont également permettre de mieux comprendre ce qui s'est passé d'un point de vue géodynamique. Il s'agit des données d’interférométrie acquises par le satellite européen Copernicus Sentinel-1. Grâce à l'utilisation d'un radar, le satellite a en effet mesuré et comparé l’élévation du terrain avant et après le séisme. La différence entre les deux images, de l'ordre du millimètre, permet d'observer quelles sont les zones qui ont subi un mouvementmouvement du sol et de mesurer ce déplacement. Par endroits, le sol se serait ainsi surélevé d'une quinzaine de centimètres. Des données essentielles aux scientifiques ...
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