Le Titicaca s'assèche

Liubomir Fernández - La República - 17/09
Les aurochs sont les plus touchés par la diminution du volume des eaux du lac Titicaca. Les canaux de navigation qui les reliaient au continent ont disparu. Les insulaires doivent traverser des friches de roseaux secs pour monter à bord des bateaux qui les emmènent en ville. Le tourisme décline en raison de la sécheresse.

Dès son arrivée à l'embarcadère de Kalapajra, María Apaza regarde l'horizon avec nostalgie et raconte à haute voix à son compagnon la situation que vivent ses compatriotes de l'île d'Uros.

« Petit à petit, il n’y a plus d’eau et personne ne pensait que cela allait arriver », se plaint-elle, désemparée.

L'inquiétude de cette insulaire tient à la réduction du volume des eaux du lac Titicaca due à la canicule et à la sécheresse.

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Le lac a perdu 54 centimètres de hauteur depuis avril. Cela a provoqué la désertification de l’ensemble des berges du fleuve. Des dizaines de bateaux sont restés exposés dans un bourbier en train de s'assécher. Les canaux naturels qui serpentaient à travers les roseaux et qui permettaient aux insulaires d'accéder à terre et de s'approvisionner en nourriture ont disparu. La population d'aurochs est la plus touchée. Le tourisme, dont dépendent leurs revenus, a diminué.

Depuis une base en béton qui, il y a quelques mois encore, servait de jetée, dans le centre-ville de Chulluni, Apaza, « lieutenant » des Uros, regarde le désastre écologique qui afflige le lac. Depuis...
[Courte citation de 8% de l'article original]

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