Mystère à Venise : comment Kenneth Branagh a réinventé Hercule Poirot

Première - 15/09
En trois films, Kenneth Branagh a dépoussiéré le détective belge. Mystère à Venise, plus que les deux précédents, lui confère une humanité et confronte Poirot à ses propres failles.

En trois films, Kenneth Branagh a dépoussiéré le détective belge. Mystère à Venise, plus que les deux précédents, lui confère une humanité et confronte Poirot à ses propres failles.

On connait sa sentence définitive sur le personnage : « C'est un petit vieux égocentrique et détestable ». À la fin de sa vie, Agatha Christie avait fini par détester Hercule Poirot. Sans doute prononcée pendant une crise de création artistique particulièrement aigue, cette phrase en disait long sur le rapport amour-haine qu’entretenaient la reine du crime et le roi de l’enquête. On peut expliquer cela de différentes manières. Mais la plus probable, c’est la place envahissante qu’avait fini par prendre le détective belge dans la carrière de l’auteure.

Né en 1920 dans La Mystérieuse affaire de Styles, Poirot fut le héros de 80 aventures et on sait, grâce à son fidèle compagnon le capitaine Hastings, à quoi il ressemblait&nbs...
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