Enfin, ça devrait démarrer. Lundi, le ministre de l'Économie, Robert Habeck, se rendra à Wewelsfleth pour la cérémonie d'inauguration de ce qui est peut-être le projet d'infrastructure le plus important de la transition énergétique. Les premiers mètres de la ligne électrique Suedlink y sont construits, qui transporteront l'énergie des éoliennes du nord vers les régions industrielles du sud.
La longue histoire de la route est loin d’être terminée. Ce projet est en préparation depuis le début des années 1900. Il devait en réalité être terminé en 2022, à temps pour la fermeture des dernières centrales nucléaires. Le ministère de l’Économie a qualifié l’année dernière d’« ambitieuse » la nouvelle date de 2028. Jusqu'à présent, seule la construction de 17,6 kilomètres de pipeline a été approuvée - sur les 700 prévus. Les coûts sont déjà estimés à dix milliards d'euros.
C'est comme souvent avec les grands projets : d'abord les ambitions sont énormes, puis de petits retards apparaissent partout. Et si les choses tournent vraiment mal, un projet comme celui-ci devient une tombe d’un milliard de dollars. Les habitants de Hambourg seraient encore plus satisfaits de leur Elbphilharmonie si la construction n'avait pas coûté dix fois plus cher et n'avait pas duré sept ans de plus que prévu initialement. L'aéroport de Berlin a ouvert ses portes avec 13 ans de retard, soit 4 milliards d'euros de plus que prévu initialement. Et il reste encore un trou dans le centre-ville de Stuttgart, là où il aurait dû y avoir une gare depuis longtemps.
Aujourd'hui, Suedlink n'est pas le seul grand chantier à venir en Allemagne. Les parcs éoliens et solaires doivent être construits en grand nombre. Des terminaux de gaz naturel liquéfié sont en construction sur les côtes, ...
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