Les espoirs étaient grands cette semaine à Nairobi, au Kenya, alors que les dirigeants africains se réunissaient pour un sommet inaugural sur le climat destiné à lancer de toute urgence la transition du continent vers une énergie propre.
Le sommet, auquel participaient les dirigeants du Kenya, du Ghana, de la Tanzanie, du Rwanda, des États-Unis et de l’Union européenne, a tenté de créer un « nouveau récit » autour de l’Afrique, selon James Irungu Mwangi, un entrepreneur kenyan qui a aidé à organiser l’événement.
« Si l’on réfléchit aux attributs et aux atouts dont nous aurons besoin pour survivre et prospérer au cours de ce siècle, l’Afrique est particulièrement bien dotée », m’a-t-il dit. « Investir dans l’Afrique et dans une croissance positive pour le climat est l’une des meilleures chances dont dispose le monde pour se rapprocher des objectifs de Paris. »
Avec son ensoleillement abondant, ses ressources naturelles et ses terres non aménagées, l’Afrique possède 60 pour cent du potentiel mondial d’énergie solaire et près d’un tiers des minéraux qui seront nécessaires pour électrifier les transports et le réseau électrique.
Mais une grande partie de ce potentiel est inexploitée. L’Afrique ne produit qu’une partie de son électricité grâce à des technologies renouvelables telles que l’énergie éolienne et solaire.
Le changement climatique devrait avoir des conséquences mortelles sur les pays vulnérables qui ne produisent qu’une infime fraction des émissions qui réchauffent dangereusement la planète. Et 600 millions de personnes en Afrique, soit environ 43 pour cent de la population du continent, n’ont que peu ou pas accès à l’électricité, selon l’Agence internationale de l’énergie.
Ce sont là quelques-unes des nombreuses raisons pour lesquelles les pays industrialisés du monde, qui sont en grande partie responsables de la pollution à l’origine du changement climatique, doivent investir dans la transition vers le...
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