Critique du film : Pinochet en vampire dans « El Conde » surréaliste et effrayant

APNews - 06/09
Le dictateur chilien Augusto Pinochet n’est pas mort dans « El Conde » de Pablo Larraín. Il s’agit plutôt d’un vampire de 250 ans vivant en semi-exil et souhaitant la mort dans cette allégorie audacieuse sur la tendance de l’histoire à se répéter, filmée dans un noir et blanc sublime et surnaturel, écrit Lindsey Bahr dans

Le dictateur chilien Augusto Pinochet n’est pas mort dans « El Conde » de Pablo Larraín. Il s’agit plutôt d’un vampire de 250 ans vivant en semi-exil et souhaitant la mort dans cette allégorie audacieuse sur la tendance de l’histoire à se répéter, filmée dans un noir et blanc sublime et surnaturel.

Il est tout à fait approprié que le film, en salles vendredi et sur Netflix le 15 septembre, sorte à l'occasion du 50e anniversaire du coup d'État du 11 septembre 1973 qui a porté Pinochet au pouvoir pendant près de 17 ans. Le régime de Pinochet a torturé, tué et fait disparaître 3 065 personnes au nom de la lutte contre le communisme, mais pour certains au Chili, l’héritage est désormais considéré comme n’étant pas entièrement mauvais.

Les mauvaises idées, prévient Larraín, ont tendance à perdurer, à muter et à infecter les sociétés encore et encore, même plusieurs années après avo...
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