VIDÉO - Procès de Rédoine Faïd : les images inédites d'une évasion hors norme

LCI - 05/09
[VIDÉO] - Un hélicoptère qui s'envole au-dessus de la prison de Réau, sous les acclamations de détenus. Le braqueur multirécidiviste Rédoine Faïd comparaît mardi devant les assises de Paris pour cette évasion spectaculaire en 2018, sa deuxième en cinq ans. Le 20H de TF1 la retrace, images inédites à l'appui.

Un hélicoptère qui s'envole au-dessus de la prison de Réau, sous les acclamations de détenus.
Le braqueur multirécidiviste Rédoine Faïd comparaît mardi devant les assises de Paris pour cette évasion spectaculaire en 2018, sa deuxième en cinq ans.
Le 20H de TF1 la retrace, images inédites à l'appui.

C'est le visage de la défaite après 95 jours de cavale. Rédoine Faïd est rattrapé une fois encore. Sur cette photo visible dans la vidéo de TF1 ci-dessus, les hommes de la BRI immortalisent la fin de la chasse à l'homme. Pourtant, l'évasion était bel et bien parfaite. Un hélicoptère, un commando armé, de bons renseignements : après plusieurs semaines de préparation, il n'aura fallu que quelques minutes au braqueur multirécidiviste Rédoine Faïd pour se faire une nouvelle fois la belle, le 1ᵉʳ juillet 2018, de la prison de Réau près de Paris. Une évasion spectaculaire racontée, images inédites à l'appui, dans le reportage du 20H en tête de cet article, alors que Rédoine Faïd comparaît pour elle à partir de mardi devant les assises de Paris.

TF1

Soupçons de projet avorté avec le banditisme corse

Selon des éléments de l'enquête, la police est informée dès 2017 que des membres du grand banditisme corse, en contact avec le grand frère de Rédoine, Rachid, préparent la logistique et le financement pour sortir de prison le natif de Creil, incarcéré à Fresnes (Val-de-Marne) pour de lourdes peines. 

Le projet avorte, mais un intermédiaire serait resté en contact avec les frères Faïd au premier semestre 2018, alors que Rédoine avait été transféré à Réau (Seine-et-Marne). Fin juin, les enquêteurs croient le grand frère Rachid en Algérie, à tort.

Le vol des "Lepetit" tourne à la prise d'otage

Le 1ᵉʳ juillet 2018, en milieu de matinée, deux hommes arrivent sur un aérodrome de Lognes (Seine-et-Marne), pour un vol réservé au nom de la famille "Lepetit". Ils étaient déjà venus, avec un troisième homme. Derrière cette fausse identité se serait notamment caché Rachid Faïd. Peu après le décollage, ils prennent en otage le pilote et l'obligent à voler jusqu'à une trentaine de kilomètres au sud. Là, ils récupèrent dans un champ un troisième complice, encagoulé, avant de s'envoler pour Réau, à une dizaine de kilomètres.

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Au même moment, dans le centre pénitentiaire de cette ville de Seine-et-Marne, Rédoine Faïd - qui s'était déjà évadé d'une autre prison en 2013 - est au parloir avec son frère Brahim. La veille, le détenu de 46 ans avait prétexté vouloir regarder les matchs de football du Mondial pour avancer la visite au matin.

Fumigènes, disqueuses et fusils d'assaut

A 11h18, l'hélicoptère, une Alouette II, se positionne en stationnaire au ras de la cour d'honneur de la prison, dépourvue de filins de protection à cet endroit uniquement. Deux hommes encagoulés, habillés en noir et treillis, descendent. L'un - un neveu de Faïd selon les enquêteurs - fait le guet, armé d'une kalachnikov. Le second - identifié comme Rachid Faïd - lance des fumigènes pour brouiller la surveillance des agents pénitentiaires, puis découpe à la meuleuse thermique plusieurs portes d'un couloir jusqu'au parloir, où se trouvent Rédoine et Brahim.

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En moins de dix minutes, le commando a libéré Faïd, sans faire de blessés, et l'équipe redécolle à 11h28. L'hélicoptère se pose sur un chemin de Gonesse (Val-d'Oise). Le commando incendie en partie l'engin puis prend la fuite en Renault Mégane noire. Au volant, un quatrième homme qui les attendait. Dans un parking de centre commercial à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), ils changent de voiture puis se volatilisent après un péage d'autoroute à Senlis (Oise). Quelque 2900 policiers et gendarmes sont alors mobilisés, un signalement diffusé sur l'ensemble du territoire. 

Une cavale de trois mois

Commencent pour Rédoine Faïd trois mois de cavale. Le 10 juillet, il fait les boutiques à Paris, se rend le surlendemain avec son frère Rachid dans un cybercafé du XVe arrondissement. Sans être repéré. 

TF1

Le 24 juillet, une patrouille du Val-d'Oise manque de peu de les interpeller, par hasard. 

Vers 16h30, elle remarque une Renault Laguna grise stationnée sur le bas-côté à Piscop (Oise). Elle les prend en chasse, mais les deux hommes réussissent à s'enfuir. Selon les ADN retrouvés sur la voiture, il s'agissait de Rédoine et Rachid. Rédoine se serait ensuite imposé dans l'appartement d'une amie d'un de ses neveux, à Creil.

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