Les brutales décapitations faisaient partie de la mise à mort théâtralisée des gladiateurs, des criminels et des victimes de guerre de l’Empire romain, comme l'attestent des archéologues légistes ayant examiné des crânes mis au jour sur des sites du Londres antique.
Capitale en pleine expansion d’une province romaine en l’an 100 après J.-C., Londonium (aujourd'hui Londres) accueillait légions romaines et Britanniques pour la tenue de combats de gladiateurs. La ville abritait également des tanneries et des fosses communes le long du Walbrook, l’une des rivières perdues de Londres.
Trente-neuf crânes excavés de ces fosses ont été analysés dans un rapport publié en 2013 dans le Journal of Archaeological Science par Rebecca Redfern, du musée de Londres, et Heather Bonney, du musée d’histoire naturelle de Londres. Nombre d’entre eux portaient les marques d’une décapitation ou d’autres formes de violence. Ils nous ont ainsi livré l’histoire sanglante des temps antiques.
« Il est possible qu’il s’agisse des vestiges de criminels ou de gladiateurs exécutés. Ces têtes étaient peut-être des trophées », indique Mme Redfern. « Il est clair que les blessures observées sur c...
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