Papillomavirus : la campagne de vaccination repoussée au 2 octobre dans les collèges

LCI - 02/09
[VIDÉO] - La campagne de vaccination contre le papillomavirus débutera le lundi 2 octobre dans les collèges, a annoncé le ministre de la Santé, Aurélien Rousseau. Le début de cette campagne était initialement prévue pour la rentrée scolaire de septembre. Une campagne de communication commencera le jour de la rentrée, le lundi 4 septembre.

La campagne de vaccination contre le papillomavirus débutera le lundi 2 octobre dans les collèges, a annoncé le ministre de la Santé, Aurélien Rousseau.
Le début de cette campagne était initialement prévue pour la rentrée scolaire de septembre.
Une campagne de communication commencera le jour de la rentrée, le lundi 4 septembre.

Un lancement retardé. Dans une interview accordée à Brut et publiée vendredi, le ministre de la Santé Aurélien Rousseau a annoncé que la campagne de vaccination contre le papillomavirus nedébutera finalement le lundi 2 octobre dans les collèges. Le 28 février dernier, Emmanuel Macron avait pourtant annoncé que cette vaccination serait "généralisée" pour les élèves de 5e dès la rentrée scolaire 2023, à savoir le lundi 4 septembre.

"Une campagne de communication pour vous donner toutes les informations commence le lundi 4 septembre", a également annoncé Aurélien Rousseau, qui précise que ce vaccin permet "d'éradiquer les cancers du col de l'utérus, mais aussi du vagin, de la vulve, de l'anus". Chaque année, le papillomavirus est responsable de plus de 6000 nouveaux cas de cancer.

"Des pays ont réussi à éradiquer ces maladies"

"Ça concerne tout le monde, et on vient vers vous, on vient dans les collèges, en classe de 5e, vous proposer cette vaccination. Il y a des pays qui ont réussi à éradiquer ces maladies, c'est entre vos mains", a ajouté le ministre de la Santé et de la Prévention.

Promise en février dernier par Emmanuel Macron, la vaccination "généralisée" des élèves de 5e devait débuter dès la rentrée avec le recueil du consentement des parents. Les deux injections devaient être réalisées à l'automne et au printemps, selon plusieurs Agences régionales de santé (ARS). Le chef de l'État avait alors souligné que cette vaccination n'était pas obligatoire pour le moment, même si "la question se posera pour savoir si à un moment donné, on la rendra obligatoire".

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En France, la vaccination contre le papillomavirus est aujourd'hui recommandée pour les filles et les garçons entre 11 et 14 ans. Ce vaccin reste toutefois peu répandu dans le pays : le taux de couverture vaccinale pour les filles est de 37 %, contre seulement 9 % pour les garçons. 

Si les maladies induites par le papillomavirus humain (HPV) sont pour la plupart du temps bénignes, elles peuvent aussi aboutir à un cancer : les HPV sont responsables de 2900 cancers du col de l'utérus provoquent plus de 1000 décès par an, 1500 cancers de la sphère ORL, 1500 cancers de l'anus, 200 cancers de la vulve ou du vagin et une centaine de cancers du pénis. Selon l'Organisation mondiale de la santé (OMS), ces cancers seraient totalement éliminables grâce au dépistage et à la vaccination.

Noemie KOSKAS

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