Kiev enchaîne les percées, mais Moscou se décrit comme "invincible". Alors que les enfants ukrainiens et russes ont repris le chemin de l'école ce vendredi 1ᵉʳ septembre, la guerre s'intensifie en Ukraine. Et commence à se déployer jusqu'en Russie, en pleine contre-offensive pour libérer les zones occupées.
Kiev attaque depuis la Russie. L'Ukraine a revendiqué vendredi l'attaque de drones qui a visé un aéroport russe cette semaine. Une attaque "lancée de l'intérieur de la Russie", a assuré le chef du renseignement militaire ukrainien, Kyrylo Boudanov, sur Telegram. Une première pour cette armée qui s'efforce de porter les hostilités jusqu'en pays voisin, où se sont produits non seulement de multiples frappes de drones, mais aussi des actes de sabotage présumés, en plus d'incursions armées. "Nous opérons à partir du territoire de la Russie", a insisté le chef du renseignement militaire auprès de The War Zone, site auquel il a accordé un entretien. En tout, deux avions militaires russes ont été détruits et deux gravement endommagés dans l'attaque de l'aéroport de la ville de Pskov, comme le montrent les images satellitaires des appareils calcinés. Le Kremlin a pour sa part refusé de commenter cette revendication.
Le pont de Crimée visé. Si l'aéroport situé à près de 700 kilomètres de l'Ukraine a bien été touché, des attaques de drones navals ukrainiennes ont été déjouées dans la nuit de vendredi à samedi en mer Noire, d'après une déclaration du ministère russe de la Défense. Selon lui, cette "attaque terroriste" visait le pont stratégique de Crimée, qui relie la Russie à la péninsule annexée en 2014. Ce pont, construit à grands frais sur ordre du président russe Vladimir Poutine, a été pris pour cible à plusieurs reprises par des attaques ukrainiennes. Le 12 août dernier, deux attaques de missiles ukrainiennes avaient été déjouées. Une précédente attaque en juillet avait quant à elle causé d'importants dégâts sur la section routière de l'ouvrage qui sert également à acheminer du matériel militaire à l'armée russe combattant en Ukraine. C'est pourquoi Moscou cherche à le consolider. Selon les renseignements britanniques, la Russie a mis en place une "barrière sous-marine" pour protéger l'infrastructure. "Au 29 août 2023, des images confirment que la Russie a créé une barrière sous-marine composée de navires submergés et de barrages de confinement pour dissuader les attaques de drones navals", indique le ministère de la Défense britannique dans son point de situation quotidien.
Latest Defence Intelligence update on the situation in Ukraine – 1 September 2023 Find out more about Defence Intelligence's use of language: https://t.co/mZk9BsAXGk 🇺🇦 #StandWithUkraine 🇺🇦 pic.twitter.com/CcYN3lRAHW — Ministry of Defence 🇬🇧 (@DefenceHQ) September 1, 2023
Rentrée en Russie, "invincible". Malgré les attaques qui se multiplient sur le territoire russe, Vladimir Poutine a loué vendredi une Russie "invincible". "J'ai compris pourquoi nous avons gagné pendant la Grande guerre patriotique : vaincre un peuple avec un tel état d'esprit est impossible. Nous étions absolument invincibles et, aujourd'hui, nous le sommes toujours", a lancé le président russe en référence à la Deuxième Guerre mondiale, devant une classe d'adolescents à l'occasion de la rentrée.
Les enfants ukrainiens faisaient aussi leur rentrée. "La nation a préservé la possibilité pour les enfants d’aller à l’école ukrainienne", s'est félicité vendredi le chef de l'administration présidentielle ukrainienne, Andriï Iermak, sur Telegram. Pour cette rentrée, "3.623.169 enfants étudient dans nos écoles", dont 400.000 à l'étranger et qui "restent dans notre système éducatif", a-t-il précisé. Les cours seront dispensés en présentiel pour 44,9% des élèves, à distance pour 24,4% d'entre eux, et selon un système mixte pour 30,7%, a-t-il détaillé. Des précautions essentielles dans certains territoires dans lesquels la guerre fait rage. Le jour de rentrée n'est pas une exception. Dans la capitale, la police a ainsi fait état d'alertes à la bombe visant des établissements scolaires qu'elle a dit inspecter sans pour autant procéder à des évacuations.
Des "avancées notables" de Kiev. Les États-Unis, principal soutien militaire et financier de l'Ukraine, ont salué vendredi des "avancées notables" sur le front ces dernières 72 heures dans le Sud. Une annonce qui inte...
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