VIDÉO - À bord d’une voiture radar : comment fonctionnent ces "sulfateuses à PV" ?

LCI - 01/09
[VIDÉO] - Une équipe de TF1 vous embarque dans les rues de Bordeaux à bord d’une "sulfateuse à PV". Contrairement à ce qu’on pourrait imaginer, la mise à l'amende n’est pas automatique. Mais il reste difficile d’y échapper.

Une équipe de TF1 vous embarque dans les rues de Bordeaux à bord d’une "sulfateuse à PV".
Contrairement à ce qu’on pourrait imaginer, la mise à l'amende n’est pas automatique.
Mais il reste difficile d’y échapper.

Avec leurs quatre capteurs sur le toit, les “sulfateuses à PV” intriguent et passent rarement inaperçues. Gare à celui qui aurait oublié de payer son stationnement, car ces voitures-là ne le rateront pas. “C’est un abus quand même. Pour trouver des places, ce n’est pas évident et même en restant un quart d’heure, ça suffit pour se faire flasher”, affirme un automobiliste interrogé par TF1. “C’est horrible ! On est obligé sans cesse de payer et le truc, c’est qu’on paye pour une demi-heure parce qu’il n’y a pas le choix, sinon, on se tape une amende à 25 ou 30 balles selon quand est-ce qu’elle arrive”, déplore un autre. 

Des vérifications par l’opérateur

Notre équipe a pu monter, à Bordeaux, à bord d'une de ces voitures Lapi (Lecture automatique de plaques d’immatriculation) pour voir leur fonctionnement. David est un agent contrôleur assermenté. Il explique que l’opération n’est pas automatique comme on pourrait l’imaginer. “Quand on entend les cliquetis, ça veut dire que c’est en train de scanner les véhicules”, indique-t-il. 

À chaque clic, une plaque est scannée. À la fin de la tournée, les informations sont traitées chez l’opérateur privé mandaté par la mairie de Bordeaux. Commence alors une série de vérifications. Contrôle de la plaque d’immatriculation, vérification que la place est bien payante… “Pour finir, le collaborateur vérifie si, oui ou non, il y a une personne assise au volant du véhicule, parce que s’il y en a une, cela relève non pas du stationnement payant, mais de l’arrêt et donc, ça ne justifie pas une verbalisation”, explique le responsable de l’opérateur. Le FPS, forfait post stationnement, ne sera émis par l’opérateur qu’après ces contrôles. “Il n’y a aucune rémunération, aucun intéressement au nombre de FPS que nous mettons au quotidien”, assure le responsable. 

Un système moins souple qu’avant

Les opérateurs prennent aussi un temps de latence de cinq, dix ou quinze minutes suivant les communes, entre le moment où vous vous garez et le moment où vous prenez votre ticket. Si l’opérateur constate que vous avez pris un ticket dans ce laps de temps, le FPS ne sera pas émis. 

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Dans tous les cas, c’est la mairie qui décide des circuits et du nombre de passages. Pour elle, c’est un outil pour libérer des places pour les résidents et limiter le trafic automobile. “Le trafic de recherche de place est évalué à 10% du trafic. Aujourd’hui, comme on sait qu’on ne peut pas se garer sans payer, ou on va dans des parkings qui sont prévus pour ça ou si on prend sa voiture, on paye et on sait qu’on sera contrôlé”, affirme Didier Jeanjean, adjoint au maire (EELV) de Bordeaux chargé de la nature en ville et des quartiers apaisés. 

Sur 25.000 véhicules contrôlés à Bordeaux, 1800 sont sanctionnés. L’ensemble des recettes va aux 28 communes de la métropole pour l’aménagement des voiries. 

L.T. | Reportage TF1 : Erwan Braem, Christel Arfel

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