Keith Spicer, l’envoyé décalé du Canada pour la réconciliation, décède à 89 ans

New York Times - 01/09
En tant que premier commissaire aux langues officielles du pays, il a supervisé un mandat bilingue. Il a ensuite dirigé un groupe de travail chargé d’écouter les plaintes des Canadiens.

Keith Spicer, qui, en tant que fonctionnaire dynamique du gouvernement, a poussé ses compatriotes canadiens à définir leur identité nationale et à concilier leur héritage bilingue plus de deux siècles après la défaite des Britanniques contre les Français pour s'emparer du Québec, est décédé le 24 août à Ottawa. Il avait 89 ans.

Son décès, survenu à l'hôpital, a été confirmé à La Presse Canadienne par Nick Spicer, l'un de ses trois enfants.

Élevé par des parents protestants anticatholiques et anti-français, M. Spicer a débuté sa carrière professionnelle en tant que professeur de sciences politiques avant d'être enrôlé par deux premiers ministres dans des postes d'ombudsman que des Canadiens plus réticents à prendre des risques auraient pu refuser.

L'une des tâches consistait à amener tous les Canadiens à accepter que leur pays soit officiellement bilingue ; l'autre était de les écouter s'ils se plaignaient des prescriptions linguistiques et d'autres irritants.

M. Spicer n’avait que 35 ans en 1970 lorsque le premier ministre du Parti libéral, Pierre Trudeau, le nomma premier commissaire aux langues officielles du Canada, chargé de faire respecter la Loi sur les langues officielles, qui accordait un statut officiel à l’anglais et au français dans les organisations et institutions de compétence fédérale.

La loi a été rédigée dans les années 1960 par une commission gouvernementale créée pour répondre aux demandes d'égalité linguistique d'un Canadien sur quatre dont la langue...
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