Il y a plus de vingt ans, le génome humain était séquencé (autrement dit, «lu») pour la première fois. Le «texte» de cette version initiale comportait de multiples «trous», car de nombreuses séquences d'ADN étaient manquantes, faute d'avoir pu être déchiffrées correctement. Au fil des années, la qualité du décodage a été progressivement améliorée; chaque nouvelle itération du séquençage permettant de remplir certains des trous qui empêchaient la lecture complète de notre matériel génétique.
La difficulté fondamentale à laquelle sont confrontés les chercheurs qui tentent de lire le génome humain dans son intégralité est liée à l'énorme quantité de séquences répétées présentes en son sein. En effet, les quelque 20.000 gènes humains constituent à peine 2% de l'ensemble de notre génome. Les 98% restants sont essentiell...
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