Obsèques discrètes de Prigojine, attaque en Russie, avancées sur le front… Le point sur la situation en Ukraine

LCI - 30/08
[VIDÉO] - Suite à la mort d'Evgueni Prigojine, ses obsèques étaient attendues, sans qu'aucune information ne filtre en amont de l'événement. Finalement, ce mardi 29 août en fin de journée, un communiqué de sa société Concord a confirmé qu'une cérémonie privée a bien eu lieu. Retour sur ces obsèques, en ce 553e jour de guerre.

Suite à la mort d'Evgueni Prigojine, ses obsèques étaient attendues, sans qu'aucune information ne filtre en amont de l'événement.
Finalement, ce mardi 29 août en fin de journée, un communiqué de sa société Concord a confirmé qu'une cérémonie privée a bien eu lieu.
Retour sur ces obsèques, en ce 553e jour de guerre.

Une agitation régnait près d'un cimetière à Saint-Pétersbourg, sans que des informations précises filtrent sur les funérailles d'Evgueni Prigojine, patron du groupe paramilitaire Wagner, décoré de la médaille de "Héros de la Nation", mais devenu "traitre" depuis sa rébellion avortée contre Moscou en juin. C'est finalement en fin de journée que la société Concord de l'homme d'affaires a confirmé qu'une cérémonie d'adieu s'est bien tenue en privée.

De discrets adieux à Prigojine

En toute discrétion. "L'adieu à Evgueni Viktorovitch s'est déroulé en privé. Les personnes souhaitant faire leurs adieux peuvent se rendre au cimetière de Porokhovskoïé", a indiqué sa société, Concord, sur Telegram. Le site est situé à l'extrémité nord-est de l'ancienne capitale impériale et avait été bouclé par un cordon des forces de l'ordre durant la journée.

Absence de Poutine. Le Kremlin a annoncé plus tôt mardi que le président Vladimir Poutine ne prévoyait pas de se rendre aux funérailles d'Evgueni Prigojine, qu'il avait qualifié de "traître" lors de sa mutinerie. L'homme d'affaires originaire de Saint-Pétersbourg est mort mercredi 23 août dans le crash de son avion, au nord-ouest de Moscou. Si le Kremlin a nié toute implication, l'accident a suscité les soupçons de l'Ukraine et des Occidentaux.

Une contre-offensive ukrainienne toujours difficile

Drones en Russie. À l'écart du front, les attaques en Russie se poursuivent. Une attaque de drones a visé dans la nuit de mardi à mercredi l'aéroport de Pskov, dans le nord-ouest de la Russie, a annoncé le gouverneur régional Mikhaïl Vedernikov. "Le ministère de la Défense est en train de repousser une attaque de drone à l'aéroport de Pskov", a écrit Verdenikov sur Telegram, en accompagnant son message d'une vidéo où l'on peut voir un vaste incendie et entendre des explosions et le hurlement des sirènes. "Selon les premières informations, il n'y a pas de victimes. L'ampleur des destructions est en train d'être précisée", a-t-il ajouté en indiquant être personnellement sur place depuis le début de l'incident. Selon l'agence de presse officielle TASS, citant les services de secours, quatre avions cargo lourds Il-76 ont été endommagés.

Petites avancées. L'armée ukrainienne a annoncé la libération du village de Robotyne après une bataille de plusieurs semaines sur le front sud, Kiev espérant que cela pourra donner une impulsion à sa difficile contre-offensive. Cette zone du front est l'axe d'attaque en direction des villes de Tokmak puis de Melitopol afin de tenter de rompre l'unité territoriale des zones occupées par les Russes dans le sud et l'est avec la Crimée, annexée en 2014.

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Le pape sème le trouble. Sur la scène internationale, Moscou n'a pas manqué d'alimenter la brouille entre le Vatican et l'Ukraine. Kiev a interpellé le Saint-Siège après un discours du pape François à de jeunes catholiques russes durant lequel il a exalté l'héritage de "la grande Russie" impériale. Mardi, le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov a, lui, salué les propos du pape. "Le pontife connait l'Histoire russe. C'est très bien. Elle est profonde, et l'héritage ne se limite pas à Pierre et Catherine [...]. Il est réjouissant que le pontife soit à l'unisson", a-t-il déclaré.

Soutien occidental. Les États-Unis ont annoncé une nouvelle aide militaire à l'Ukraine d'un montant de 250 millions de dollars. Cette aide comprend du matériel de déminage et des explosifs visant à détruire les obstacles installés par les Russes, mais aussi des munitions, notamment pour les systèmes de défense antiaérienne, des obus d'artillerie ou encore des missiles anti-blindés. 

Lors d'une conférence de presse commune avec Catherine Colonna, à Paris, le chef de la diplomatie ukrainienne Dmytro Kouleba avait d'ailleurs affirmé que l'Ukraine ne craignait pas un affaiblissement du soutien occidental. "Nous ne ressentons pas de baisse du soutien au sein du Congrès (américain) ou du Parlement européen", a-t-il affirmé alors qu'il était l'invité d'honneur de la conférence annuelle des ambassadeurs de France.

A. Lo. avec AF...
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