Oum Melhem et Abou Melhem, une certaine image du bonheur

LOrientLeJour - 30/06
Ils ont occupé le petit écran durant des décennies avec leur précieux « Ysed masekoun » et leur désir de régler tous les problèmes du monde et les problèmes de tout le monde. Adib...

Leurs histoires en noir et blanc ont pris de la couleur après une trentaine d’années, et la grisaille d’un temps qui a trop longtemps subi les agressions d’une guerre locale sans fin. Les générations de cette guerre n’ont pas oublié la bonté et la sagesse d’Abou Melhem, le tempérament d’Oum Melhem, et leurs longues discussions autour d’une incontournable tasse de café. Certains ont grandi avec cette série, d’autres écoutent leurs parents en parler. Les plus jeunes sont persuadés que c’est juste un mythe… Et pourtant, Abou Melhem et Oum Melhem ont consolé le cœur des Libanais, simplement, sincèrement. Ils les ont divertis, ont partagé leur vie, leurs soirées, de 1959 au début des années 1980. Quinze minutes d’abord, puis une heure durant, tous les mardis sur Télé-Liban après le journal, en direct puis en différé, la fameuse série 100 % libanaise a séduit, rassuré, inspiré et même adapté à l’écran certaines histoires vraies, précieusement confiées par des spectateurs au grand cœur de Adib Haddad qui en écrivait lui-même les scénarios.

Car Adib Haddad était d’abord u...
[Courte citation de 8% de l'article original]

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