Il « aère » aussi sa cour

MSN - 28/08
Poutine a donné l’épilogue (prévisible) de la mutinerie de Prigojine. Les implications pour la Russie, l’Ukraine et l’Afrique.

Immédiatement après l'échec du coup d'État d'Evgueni Prigojine contre les dirigeants militaires russes les 23 et 24 juin, l'ancien chef de la CIA David Petraeus lui a conseillé, via CNN, d'éviter les fenêtres hautes. Après tout, pour avoir été le chef de Vladimir Poutine, le fondateur de l’organisation paramilitaire Wagner aurait dû savoir que la vengeance est un plat qui se mange froid au Kremlin. Mercredi dernier, exactement deux mois après l'arrêt de Wagner, l'épilogue du drame a été écrit lorsque l'avion privé transportant Prigojine de Moscou à sa ville natale de Saint-Pétersbourg s'est écrasé à mi-chemin, tuant dix passagers.

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Le journal français Le Monde a écrit que l'ex-détenu de 62 ans, devenu plus tard oligarque et chef d'une armée de mercenaires, a connu une fin digne de sa vie : violente, spectaculaire, pleine de mystère. Plusieurs fans russes ont contesté sa mort, affirmant qu'il se trouvait à bord d'un deuxième avion identique qui a avorté et est revenu à Moscou après le crash. D’autres n’ont pas tardé à rejeter la faute sur les Ukrainiens. La plupart, en Russie et à l'étranger, pensaient qu'il s'agissait simplement de fermer les comptes de la part des dirigeants militaires et politiques, et que la seule...
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