Un problème systémique enraciné dans le football féminin espagnol est apparu pour la première fois à l’échelle mondiale. Ce qui a été vu n'est qu'infime par rapport à tout ce qui s'est passé depuis 1988. Il a fallu 35 ans pour que les acteurs soient véritablement entendus et soutenus, et que des mesures soient prises contre le pouvoir.
Il a suffi que l’équipe nationale féminine remporte la Coupe du monde et qu’elle ait des caméras sur Luis Rubiales, le président de la fédération espagnole (RFEF), pour le montrer simplement étant lui-même. Pour donner un avant-goût au monde de ce qui se passe dans les coulisses depuis des décennies au sein de la fédération espagnole.
La Fifa a provisoirement suspendu Rubiales de toutes activités liées au football pour une période initiale de 90 jours, le temps que la procédure contre lui soit ouverte. Le gouvernement espagnol a également entamé vendredi après-midi une action en justice contre Rubiales, qui pourrait le voir suspendu de ses fonctions au sein de la fédération dès lundi, lorsque le Tribunal administratif du sport espagnol (TAD) et son Conseil suprême du sport (CSD) se regrouperont sur la question.
Alors que Rubiales a laissé Las Rozas confiant après son discours déclarant qu'il ne démissionnerait pas, il est inattaquable depuis son arrivée au pouvoir en 2018. Les joueurs ont remporté la bataille médiatique vendredi, donnant à Rubiales un coup auquel il ne s'attend...
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