La recherche éternelle de « l’oiseau Nemesis »

New York Times - 26/08
Pour chaque ornithologue amateur dévoué, il y a un oiseau qui continue d’échapper à l’observation.

Dans le monde de l'observation des oiseaux, Peter Kaestner est seul. Personne n’a vu et identifié plus d’oiseaux que M. Kaestner, un diplomate américain à la retraite qui aspire à devenir le premier ornithologue amateur à repérer 10 000 des quelque 11 000 espèces aviaires de la planète. Avec 9 697 sur sa liste eBird jusqu’à présent, il s’en rapproche.

Pourtant, parmi tous les oiseaux qu’il a recherchés et trouvés, il en reste quelques-uns qu’il a recherchés et qu’il n’a pas trouvés. Il ne les oublie pas.

Il y avait le paon du Congo – un faisan multicolore rare de la forêt tropicale d’Afrique centrale – qu’il a manqué en 1978, lorsque son groupe de voyage a été bloqué par un accident sur la piste d’atterrissage isolée qu’ils prévoyaient de rechercher. Il y avait un albatros à sourcils noirs qu’il poursuivait au large des côtes allemandes en 2015, à environ 300 milles et à quatre heures de ferry du domicile de M. Kaestner à Francfort à l’époque.

"J'ai fait quatre voyages de 10 heures pour le faire trembler, en vain", a écrit M. Kaester dans un e-mail. "Une fois, je l'ai raté de 20 minutes !"

Grâce à de tels essais, les ornithologues amateurs développent ce qu’ils appellent des « oiseaux ennemis », ils parlent des espèces qui les tourmentent encore et encore, malgré tous leurs efforts. Alors que l’observation des oiseaux gagne en popula...
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