Quant aux menaces, elles n’étaient pas particulièrement voilées. C’était comme si Vladimir Poutine ne parvenait pas à dissimuler son avertissement, ou ne voulait tout simplement pas le faire.
Au lendemain de la mort d'Evgueni Prigojine dans un accident d'avion, il a décrit son ancien fidèle fixateur comme un « homme d'affaires talentueux » qui avait « commis de graves erreurs ».
Poutine s’affirmait comme le meilleur chien en Russie et si quelqu’un osait le défier, comme Prigojine l’avait fait lors d’une mutinerie manquée il y a deux mois, il mourrait également.
Mais cette démonstration de force peut aussi générer de la faiblesse.
Prigozhin a été tué mercredi avec neuf autres personnes lorsque son jet privé s'est écrasé peu après son décollage de Moscou. Les agences de renseignement occidentales ont accusé Poutine d'avoir posé une bombe. Le Kremlin a démenti.