« Q uand nous disions Georgette c’était comme dire maman. » Georgette, c’est ce qu’on appelle un roman vrai, inspiré par une personne qui, dans l’ombre, a aimé la romancière et qu’elle-même a aimée. Le livre épouse les séquences d’un film amateur tourné en famille… Dea Liane, aux yeux d’un bleu rare, est née en 1990 dans une famille syro-libanaise. Elle nous reçoit chez elle, près du bois de Vincennes, dans un appartement plein de charme ouvert sur les arbres. Il y a un piano, des miroirs anciens, une branche de romarin sur une étagère, un épi de maïs en guise d’abat-jour.
En vingt-six séquences rythmées, Georgette décrit la vie quotidienne de la famille entre Damas, la France et le Liban, au gré des déplacements professionnels du père, visiteur médical. Au centre se trouve Georgette, « notre bonne, mais le mot était imprononçable ». Georgette a veillé sur Dea enfant, de sa naissance à ses 12 ans. E...
[Courte citation de 8% de l'article original]