Imperial Island par Charlotte Lydia Riley critique – cruel Britannia

TheGuardian - 23/08
Empire s'avère une lentille déformante à travers laquelle voir l'histoire difficile des relations raciales de la Grande-Bretagne

Pour un certain type d'historien impérial, l'empire est partout. Comme John Hobsons d’aujourd’hui, ils croient qu’eux seuls maintiennent vivante la tradition anti-impériale, défiant courageusement les nostalgiques grincheux qui sirotent du gin tonic dans leurs comtés d’origine comme des nababs d’antan. Mais Hobson a écrit son célèbre Imperialism: A Study en 1902, alors que l’empire approchait de son apogée et que peu de ses pairs étaient considérés comme anti-impérialistes. On ne peut pas en dire autant de ses héritiers contemporains.

"La Grande-Bretagne est dans le déni", nous dit Charlotte Lydia Riley. "Le peuple britannique dans son ensemble a tendance à être réticent, lorsqu'on l'interroge carrément, sur toute réévaluation du passé impérial de sa nation." Il serait peut-être plus exact de dire à la place que des récalcitrants comme Robert Tombs parlent périodiquement de l'époque du Raj dans le Spectator. Mais à part quelques apologistes, les sondages montrent que la plupart des Britanniques sont indifférents à l'empire de nos jours ; seul un tiers en est « fier ».

C’est un parti pris pardonnable de la part d’un spécialiste du ...
[Courte citation de 8% de l'article original]

Loading...