VIDÉO - Il a tout perdu dans les violences urbaines : l’appel à l’aide d’un chocolatier du Loiret

LCI - 21/08
[VIDÉO] - C'était il y a presque deux mois : les quartiers des grandes villes étaient émaillés par cinq nuits de violences urbaines. À Montargis, dans le Loiret, 70 commerces avaient été attaqués, incendiés et vandalisés. Certains en portent encore les stigmates, comme ce chocolatier que le JT de TF1 a rencontré.

C'était il y a presque deux mois : les quartiers des grandes villes étaient émaillés par cinq nuits de violences urbaines.
À Montargis, dans le Loiret, 70 commerces avaient été attaqués, incendiés et vandalisés.
Certains en portent encore les stigmates, comme ce chocolatier que le JT de TF1 a rencontré.

"Voilà ce qui reste, rien, un grand vide. Tout a brûlé, tout a été rasé". Patrick Vriet, chocolatier à Montargis (Loiret) a toujours du mal à revenir sur les lieux de son ancien commerce. La voix déchirée, il peine encore à réaliser et à accepter. Il ne reste plus rien de sa chocolaterie. Douze années de travail envolées en quelques heures. Dans la nuit du 29 juin, les violences urbaines frappent le centre-ville, les dégâts sont considérables. L'immeuble qui abritait la chocolaterie est incendié avant de s'effondrer, emportant également une pharmacie. 

Je ne peux pas continuer comme ça avec le découvert à la banque. C'est dur.

Patrick Vriet, chocolatier à Montargis

Pour Patrick Vriet, le préjudice est estimé à 200.000 euros. Mais à ce jour, il n'a rien touché ou presque : 15.000 euros d'avance de son assurance. "Ça part très vite, il y a déjà eu 7000 euros avec le licenciement de la vendeuse. C'est une goutte par rapport à tout le reste", dit-il. Si le bâtiment est parti en fumée, il doit continuer à payer les impôts, son prêt et rembourser ses fournisseurs. Soit 4000 euros en tout chaque mois et zéro recette. "Je ne peux pas continuer comme ça avec le découvert à la banque. C'est dur", assure-t-il.

Heureusement, il peut compter sur le soutien des habitants. Et il lui reste une deuxième chocolaterie à quarante kilomètres de là avec des clients au rendez-vous. Mais cette boutique est aussi menacée. Les recettes ne pourront pas compenser les dettes. "Il me faut l'aide du gouvernement, de l'assureur et puis, peut-être une cagnotte en ligne. Mais il faut qu'on existe, il faut qu'on continue d'exister", affirme-t-il.

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Le chocolatier espère maintenant que son appel sera entendu pour pouvoir se relever et poursuivre son activité. 

Virginie FAUROUX Reportage TF1 : Julien Roux, Fabienne Moncelle et Loïc Gorgibus

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