Lettre de Budapest : rarement, voire jamais, on a autant parlé de doublés potentiels

The Irish Times - 18/08
Il y a de fortes chances que certains d'entre eux se détachent au cours des neuf prochains jours

Il y a une longue et courte histoire d'en prendre trop aux Championnats du monde d'athlétisme. Ou du moins trop trop tôt.

Le danger de toucher le sol en courant puis de tourner à vide à la fin (pensez à Séville, 1999). Le risque que tout intérêt soit passé même avec plusieurs nuits d'hôtel chères à faire (pensez à Osaka 2007). Cette chance d'être emporté par l'excitation et d'être à peine capable de fonctionner à la fin (pensez à Berlin 2009).

Personne n'a clairement prévenu les athlètes. Parce que rarement, voire jamais, dans les 19 éditions de ces championnats, il a été autant question de doublés potentiels en piste qu'ici à Budapest. Ou bien cet aigu de piste fou.

Il y a de fortes chances que certains d'entre eux se détachent au cours des neuf prochains jours. En effet, personne ici ne parie contre Jakob Ingebrigtsen et Faith Kipyegon remportant tous deux un doublé 1 500 m-5 000 m, sans doute le plus difficile du lot. Même si ce serait une première pour les deux.

EN SAVOIR PLUS

Une partie du blâme incombe à Carl Lewis et Mary Decker et certainement à Jarmila Kratochvílova. Aux premiers championnats du monde à Helsinki, il y a 40 ans déjà, Lewis avait lancé la tendance en remportant un saut doublé sur 100 m, avant d'ajouter l'or du relais 4x100 m avec les États-Unis, un record du monde alors de 37,86 secondes pour démarrer (battant la barre des 38,03 qui existait depuis 1977).

Le doublé de demi-fond de Decker était tout...
[Courte citation de 8% de l'article original]

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