Nouveau variant du Covid : quelles règles respecter si vous avez les symptômes ?

LCI - 17/08
[VIDÉO] - L'épidémie de Covid-19 fait son retour en France cet été. Un nouveau variant du virus, appelé Eris, circule dans le pays et plus largement en Europe. Port du masque, test, isolement... on fait le point sur les règles à suivre en cas d'infection.

L'épidémie de Covid-19 fait son retour en France cet été.
Un nouveau variant du virus, appelé Eris, circule dans le pays et plus largement en Europe.
Port du masque, test, isolement... on fait le point sur les règles à suivre en cas d'infection.

Sorti de la majorité des esprits, voilà qu'il refait surface au cœur de l'été. Le Covid-19 fait son retour en France, notamment en Nouvelle-Aquitaine où des pics d'infection ont été enregistrés dans la foulée des fêtes de Bayonne. Aux urgences, les passages pour suspicion de Covid ont ainsi grimpé de 31% la semaine du 31 juillet au 6 août comparé à la précédente, concernant 920 malades, selon Santé publique France. Côté SOS Médecins, les actes médicaux pour suspicion de Covid-19 ont bondi de 84% en une semaine, à plus de 1.500 actes début août.

Pour les spécialistes, cette reprise épidémique pourrait être imputable à la version EG.5 du Covid-19, surnommée Eris, qui serait désormais la plus répandue en France. L'organisation mondiale l'a d'ailleurs ajoutée mi-juillet à sa liste des souches sous surveillance. A priori plus transmissible, elle s'accompagne de symptômes similaires à ceux déjà connus pour les précédents variants (fièvre, toux, maux de tête, courbatures…) et ne serait en revanche pas synonyme de sévérité accrue pour les malades.

Qu'en est-il des tests et des arrêts de travail ?

Pour rappel, le dépistage systématique en cas de suspicion d'infection au Covid n'est plus d'actualité, mais ce dernier reste recommandé en cas de symptômes caractéristiques et de contact avec une personne à risque. S'il est toujours possible de se faire dépister en pharmacie ou dans un laboratoire, les tests ne sont plus remboursés à 100 %, sauf exception, depuis le 1er mars 2023. C'est notamment toujours le cas pour les plus de 65 ans, les mineurs, les patients en affection longue durée (ALD), les soignants et le personnel des établissements de santé. En d'autres termes, à moins de rentrer dans l'une de ces catégories, se faire dépister induit nécessairement aujourd'hui un reste à charge, et ce même en cas de prescription médicale. À noter toutefois qu'une partie peut être prise en charge par les complémentaires santé.

Selon le résultat du test, le patient en incapacité de travailler du fait de ses symptômes a toujours la possibilité de bénéficier d'un arrêt de travail établi par son médecin. En revanche, depuis le mois de février, il n’est plus possible de demander un arrêt de travail dérogatoire sur le site de l’Assurance Maladie.

Port du masque et isolement ?

S'agissant de l’isolement en cas de test positif, il n'est lui non plus plus obligatoire pour la population générale depuis le 1er février 2023. L'Assurance maladie recommande cependant "d’éviter le contact avec les personnes fragiles" et de "respecter les gestes barrières" le cas échéant.

Suivant le même raisonnement, il est fortement recommandé de porter un masque dans les lieux à forte affluence, à commencer par les transports en commun, bien que cela ne soit plus obligatoire depuis 2022.

Où en est la vaccination ?

Face au regain épidémique actuel se pose enfin la question de la vaccination. À noter sur ce point que la prochaine campagne vaccinale automnale débutera dès le 6 septembre à Mayotte et le 17 octobre dans l'Hexagone, en Guadeloupe, en Martinique et en Guyane, tel que détaillé par la direction générale de la santé, dans une note du 19 juillet. Ce plan doit s'appliquer "sous réserve de l'absence de vague épidémique liée au Covid-19 avant l'automne". Or, le regain épidémique observé ces dernières semaines n'impose pas de revoir le calendrier de cette campagne, a précisé le 11 août dernier la DGS interrogée par l'agence spécialisée APMNews lors d'un point presse.

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Selon l'avis de la HAS publié en février 2023, la vaccination reste recommandée pour toutes les personnes à risques, à savoir celles présentant des comorbidités (diabète, obésité, maladies chroniques...), immunodéprimées dès l'âge de 6 mois, les femmes enceintes et les personnes âgées de plus de 65 ans. Sont également concernées les "personnes de leur entourage ou en contact régulier avec elles (dont les professionnels des secteurs sanitaire et médicosocial)", les personnes atteintes de troubles psychiatriques, de démence ou de trisomie 21.

Pour rappel, la vaccination reste gratuite à ce jour, y compris pour les personnes qu...
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