Ah, Tanglewood. Quel plaisir il reste à passer un week-end ici : se promener sur les pelouses vertes, renifler les fleurs, deviner la musique qu'un jeune étudiant sérieux apprend, alors que le son de ce labeur dérive à travers les arbres depuis une salle de répétition. Et quel rappel que quelques jours passés dans les Berkshires peuvent être de la qualité fondamentale et durable de l'Orchestre symphonique de Boston, qui profite de Tanglewood comme résidence d'été.
Les visiteurs de vendredi à dimanche derniers ont peut-être rappelé le grand héritage ancien que cet ensemble appelle le sien, car ils ont trouvé un vieux siège en bois dans le hangar ou ont écouté le Concerto pour orchestre de Bartók joué avec une commande presque exclusive, près de huit décennies après que cet orchestre ait donné l'œuvre sa première.
Ils auraient peut-être aussi admiré le prestige durable du groupe, alors qu'un musicien distingué après l'autre a honoré la scène. Anne-Sophie Mutter a repris un concerto pour violon écrit pour elle par John Williams, qui était dans le public pour l'entendre et est monté sur le podium pour quelques rappels. Seong-Jin Cho, parmi nos jeunes pianistes les plus urbains, a offert un Mozart délicieusement vif en partenariat avec la chef d'orchestre Susanna Mälkki, qui a amplement démontré là et dans son Bartók d'une précision palpitante pourquoi son étoile brille toujours plus. Andris Nelsons, le directeur musical du Boston Symphony, devait accompagner Yo-Yo Ma dans un concerto de Chostakovitch, mais un...
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