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Absence de volonté de réguler l’installation des médecins
Humanite -
07/08
Un nouveau ministre arrive et le discours reste le même. A. Rousseau, dès sa prise de poste, déclare refuser « toute contrainte à l’installation des médecins ». En clair, cela signifie que les 7,5 millions de Français, dont plus de 700 000 souffrant d’affections de longue durée, ne sont pas prêts à pouvoir se faire soigner correctement. Un autre chiffre montre bien la passivité du gouvernement face à ce désastre sanitaire, il s’agit de celui des étudiants signataires d’un contrat d’engagement de service public, c’est-à-dire qui s’engagent en contrepartie d’une allocation mensuelle de 1 200 euros à exercer leurs fonctions, à compter de la fin de leur formation, dans ce qu’on appelle les déserts médicaux pendant un nombre d’années égal à celui pendant lequel ils ont perçu l’allocation et pour deux ans minimum. Ils étaient 270 en 2022 et ils ne sont plus que 252 cette année sur un total de 9 500 internes pour l’ensemble du territoire national, soit ce qui est qualifié d’une dose homéopathique pour utiliser une métaphore médicale ! Cette mesure a été mise en place en 2009 dans le cadre de la loi Bachelot et a montré son inefficacité car depuis, les territoires déficitaires à cette époque le sont encore plus aujourd’hui. D’autres mesures dites incitatives nous sont proposées chaque année sans résultat probant car il est clair que comme le marché, le système de la médecine libérale est incapable de s’autoréguler pour répondre aux besoins essentiels des citoyens. Non seulement le gouvernement bafoue un principe constitutionnel qui enjoint l’État à assurer la santé de la population, mais ce qui est plus grave est qu’il laisse sciemment perdurer le système libéral assis sur la liberté d’installation et la rémunération à l’acte avec des dépassements d’honoraires. Voir aussi :Le ministre François Braun veut raser de près l’hôpital Il est urgent que la population avec les professionnels de santé qui croient encore aux valeurs humanistes de la médecine exigent une réforme structurelle de notre système de santé qui s’appuie sur un service public disposant de centres de santé avec des médecins et des professionnels de santé salariés, justement répartis sur le territoire en lien avec des hôpitaux de proximité, permettant à tout citoyen quel que soit son lieu de résidence sur le territoire de disposer d’un médecin traitant et d’ un hôpital doté d’un service d’urgence ouvert 24 h sur 24 à moins de 30 minutes de son domicile.
Un nouveau ministre arrive et le discours reste le même. A. Rousseau, dès sa prise de poste, déclare refuser « toute contrainte à l’installation des médecins ». En clair, cela signifie que les 7,5 millions de Français, dont plus de 700 000 souffrant d’affections de longue durée, ne sont pas prêts à pouvoir se faire soigner correctement. Un autre chiffre montre bien la passivité du gouvernement face à ce désastre sanitaire, il s’agit de celui des étudiants signataires d’un contra... [Courte citation de 8% de l'article original]
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