DATA. La Grande Boucle s’élance de Brest ce samedi 26 juin. Montagne, échappées, victoires françaises… Qu’est-ce qui a changé, en 15 ans, sur le Tour ?
Le Tour de France, c'est comme beaucoup de choses : dans notre mémoire, c'était mieux avant. On regrette les échappées fleuves, on maudit les équipes de sprinteurs, les leaders attentistes et les Français qui ne tiennent pas la chaleur de juillet. Tout juste un coup de bordure pour secouer l'interminable première semaine. Ensuite, il reste deux semaines aux Français pour perdre du temps au classement général.
Mais cette époque où on ne s'ennuyait même pas en plaine a-t-elle vraiment existé ? Retour sur ce qui a changé dans les 15 dernières années de cette course mythique, que l'on critique autant qu'on l'aime.
La prime à la montagne
Comment rendre au Tour de France son attractivité perdue ? L'un des premiers réflexes consisterait à multiplier les cols. Pourtant, la place consacrée à la montagne ne cesse de grandir depuis quinze ans. Les deux Grandes Boucles les moins montagneuses (2006 et 2008) ont été remportées par les coureurs – sans leur faire injure – les moins reluisants du palmarès : Oscar Pereiro et, dans une moindre mesure, Carlos Sastre. Ces deux éditions comptaient presque un tiers de montagne en moins que l'épreuve 2020, la plus escarpée depuis la fin de l'ère Armstrong. L'épreuve 20... [Courte citation de 8% de l'article original]
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