Sur la place du centre de Niamey jeudi, jour anniversaire de l'indépendance du Niger vis-à-vis de la France, les hommes, principalement des jeunes, qui se sont rassemblés pour manifester en faveur du coup d'État militaire contre le président Mohamed Bazoum, ont apporté avec eux des drapeaux russes et des slogans anti-français.
On ne savait toujours pas si la manifestation était spontanée ou organisée pour coïncider avec un discours du chef du coup d'État, le général Abdourahmane Tchiani, dans lequel il dénonçait la menace d'ingérence des puissances occidentales et régionales dirigées par le Nigeria.
Mais l'exploitation du sentiment anti-français - et plus largement anti-étranger - est rapidement devenue un élément clé de la façon dont le coup d'État est encadré par ses dirigeants et partisans alors que la junte fait face à la menace d'une intervention militaire par l...
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