Ces choses que l'on ne veut plus jamais que vous fassiez au karaoké

Luke Winkie - Slate FR - 02/08
Un seul faux pas suffit à refermer sur nous le piège de la réalité, et personne n'a envie de ça un samedi soir.

Je pratique beaucoup plus le karaoké depuis la fin de la pandémie. Au départ, j'ai attribué ce changement au fait que nous cherchions tous à briser les chaînes de l'isolement grâce au seul vrai langage universel de l'amour, celui qui consiste à hurler des chansons pop à la face de son prochain dans une extase hystérique, et à tomber amoureux de tous ses amis l'espace d'une soirée.

Il y a probablement une part de vérité là-dedans, mais plus je vieillis, plus je prends goût aux soirées en ville qui ne se résument pas à une série de boilermakers (un shot de whisky et un demi de bière) éclusés dans un rade. J'ai besoin d'une activité pour amortir l'alcool. Et entendre que l'on m'appelle pour entonner un titre obscur de l'album Hot Fuss de The Killers, c'était exactement ce qu'il me fallait.

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Il me semble cependant que le grand redémarrage social qui marque l'ère post-Covid est l'occasion d'instaurer quelques règles de base de l'art du karaoké. Des règles de base qui, franchement, se sont trop fait attendre.

Le karaoké est un rituel particulièrement fragile qu'un seul r...
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