Feu vert pour le remboursement d'un premier traitement préventif contre la bronchiolite en France

LCI - 01/08
[VIDÉO] - La Haute Autorité de Santé a validé mardi le remboursement du Beyfortus, un premier traitement préventif contre la bronchiolite. La campagne d'injection, à laquelle tous les bébés de moins d'un an seront éligibles, pourrait commencer dès septembre prochain.

La Haute Autorité de Santé a validé mardi le remboursement du Beyfortus, un premier traitement préventif contre la bronchiolite.
La campagne d'injection, à laquelle tous les bébés de moins d'un an seront éligibles, pourrait commencer dès septembre prochain.

Une bonne nouvelle pour de nombreux parents. La Haute Autorité de Santé (HAS) a émis un "avis favorable" sur le Beyfortus, donnant ainsi son feu vert au remboursement du médicament, premier traitement préventif contre la bronchiolite chez les plus petits. Développé par le laboratoire français Sanofi et son partenaire britannique AstraZeneca, le traitement use d'un anticorps monoclonal pour lutter contre la bronchiolite chez les nourrissons. 

Le médicament consiste en l'injection d'une dose unique dans la cuisse de l'enfant avant la saison où la maladie est la plus virulente (automne et hiver). Si le principe se rapproche de celui d'un vaccin, il n'en est pourtant pas un d'un point de vue scientifique. "Un anticorps monoclonal est un type de protéine conçu pour reconnaître une structure spécifique (appelée antigène) et s'y attacher. Le médicament se fixe à une protéine appelée "protéine F" à la surface du virus respiratoire. Le virus ne peut (alors) plus pénétrer dans les cellules de l'organisme, en particulier celles des poumons", détaille l'Agence européenne du médicament (EMA).

Pour les nourrissons de moins de six mois

Sur le plan de l'éligibilité, la HAS et les "sociétés savantes sont favorables à une administration systématique d’une dose de Beyfortus à tous les nourrissons âgés de moins de 6 mois au début de la prochaine période épidémique au virus respiratoire syncytial (VRS)". "Pour les nouveau-nés les plus vulnérables, [...] elles proposent d’étendre cette prophylaxie (ensemble des mesures à prendre pour prévenir les maladies, NDLR) aux nourrissons âgés de moins de 12 mois en début d’épidémie", ajoute la HAS, dans son avis. Celui-ci survient après ceux successifs de l'Agence européenne du Médicament et de la Commission européenne, qui avaient déjà validé la commercialisation de ce traitement.

Les injections devraient débuter en septembre

À noter que la Haute Autorité de Santé recommande la collecte de données supplémentaires, notamment concernant les "échecs" du Beyfortus chez les enfants ayant fait l'objet d'une injection. Pour l'heure, son usage est censé permettre d'éviter une hospitalisation dans 83% des cas, ont calculé les essais cliniques menés ces dernières années. 

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Cet anticorps, qui permettra d’étendre la prévention des formes graves de la bronchiolite, sera disponible "en septembre prochain", indique le ministère de la Santé. Il devrait permettre de limiter le nombre d'hospitalisations l'année prochaine. De quoi soulager le personnel médical dans un contexte où près de 75.000 passages aux urgences pour des cas de bronchiolite ont été recensés lors de la dernière saison épidémique, selon les données de Santé Publique France. 

M.G

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