Depuis le début du coup d’État au Niger, le 26 juillet, et la détention du président Mohamed Bazoum, élu en 2021, chaque heure, chaque jour apporte de nouveaux éléments à une situation toujours aussi instable, malgré les annonces du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP), l’organe dirigeant des militaires auteurs du coup d’État.
Chaque journée charrie aussi son lot de désinformations et de manipulations. Si les militaires tentent d’asseoir leur pouvoir par l’agitation du chiffon rouge contre la France et la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cedeao), l’issue demeure incertaine.
Les images de la manifestation de dimanche devant l’Assemblée nationale nigérienne ont été largement reprises : des milliers d’habitants de Niamey venus marquer leur soutien aux militaires auteurs du putsch, reprenant les arguments de « mauvaise gouvernance » et surtout « d’échec sécuritaire » dans la zone sahélienne . Et de pointer la présence de la base militaire française, forte de 1 500 hommes environ.
Slogans et pancartes des manifestants s’en prenai...
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