VIDÉO - "Pour la sécurité, c'est pas top" : les policiers en colère désertent les rues

LCI - 31/07
[VIDÉO] - Le mouvement de fronde des policiers, après l’incarcération il y a dix jours d'un agent de la BAC à Marseille, ne faiblit pas. À Bézier, dans l'Hérault, les commissariats tournent au ralenti et une seule patrouille était sur le terrain ce lundi matin.

Le mouvement de fronde des policiers, après l’incarcération il y a dix jours d'un agent de la BAC à Marseille, ne faiblit pas.
À Bézier, dans l'Hérault, les commissariats tournent au ralenti et une seule patrouille était sur le terrain ce lundi matin.

Au sein de la police, la colère ne faiblit pas. L’incarcération, le 21 juillet dernier, d’un agent de la brigade anticriminalité de Marseille a déclenché un mouvement de fronde des policiers. Un peu partout en France, les arrêts maladie se multiplient, tandis que certains agents n’assurent plus que le service minimum. Ce lundi matin dans les rues de Béziers (Hérault), où s'est rendue une équipe de reportage du 13H de TF1, des dizaines de policiers nationaux manquaient à l'appel. Depuis ce week-end, la plupart des commissariats de la ville tournent au ralenti, même si certains continuent malgré tout d'accueillir les habitants, assurant ainsi la permanence. 

"Franchement, aucun problème", assure, au micro de TF1, une jeune femme, croisée à la sortie d'un commissariat. "Pas de difficulté", confirme un autre. C'est dans les rues que l’on remarque surtout leur absence. Une seule patrouille de police nationale était sur le terrain ce lundi matin. "Soit les collègues restent donc au commissariat et sortent que sur des appels urgents. Soit, ils ne sont plus en capacité de travailler, et ils ont eu des arrêts de travail de leur médecin", explique Fabrice Aebi, délégué du syndicat unité SGP Police FSMI-FO, dans la vidéo en tête de cet article. Car les policiers n’ont pas le droit de faire la grève. 

Un équipage de la police nationale, douze équipages de la police municipale, on ne peut pas tenir longtemps comme ça

Robert Ménard, le maire de Béziers

Samedi puis dimanche, pendant deux nuits consécutives,  il n’y a eu aucune patrouille. "Quand on fait grève, on est bien obligé d’embêter quelqu’un. C’est le but. Sinon, ça ne bougerait pas", commente, au micro de TF1, un riverain. "Peut-être que cela permettra à la majorité de la population, qui est déjà avec eux, de comprendre", soutient un autre habitant. Les absences sont compensées par la police municipale. Le maire de Béziers, Robert Ménard, a déployé des effectifs conséquents de 110 agents. "Un équipage de la police nationale, douze équipages de la police municipale, on ne peut pas tenir longtemps comme ça. C’est un vrai problème. C’est la sécurité des gens qui est en jeu", souligne l’édile. 

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La ville de Béziers n’est pas un cas isolé. Sur la côte, à Agde (Hérault) notamment, les policiers sont, eux aussi, très nombreux en arrêt. Il faut donc faire avec les effectifs présents, qui sont déployés en priorité dans les lieux très fréquentés. Pour les vacanciers, la situation est loin d'être idéale. "Pour la sécurité, c’est pas top", estime une femme, qui se promène avec une poussette. "C’est inquiétant, complète son conjoint. Ce serait mieux, s'il y en avait un peu plus. Mais après, on peut les comprendre." Le mouvement s'étend et, si l'on en croit les syndicats de police, la situation ne devrait pas s’améliorer ces prochains jours.

La rédaction de TF1info | Reportage vidéo Mathieu Rio et Manon Scarzello

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