Une attaque de drone déjouée sur Moscou. La Russie a déjoué, vendredi 28 juillet, dans la région de Moscou une attaque ukrainienne de drone, qui n'a fait ni dégât ni victime. "Ce matin, une tentative" d'attaque conduite par Kiev au moyen d'un "véhicule aérien sans pilote (...) a été déjouée", a annoncé sur Telegram le ministère russe de la Défense. "Le drone a été détruit par des moyens de la défense aérienne". Tôt dans la journée, le maire de Moscou, Sergueï Sobianine, avait indiqué qu'une "tentative d'attaque ennemie de drone" avait été menée. Situées à plus de 500 kilomètres de la frontière ukrainienne, la capitale russe et sa région ont déjà été visées. En mai, le Kremlin, pris pour cible, avait imputé l'attaque à l'Ukraine.
Le 4 juillet, cinq drones avaient été abattus au-dessus de la région moscovite, ce qui avait perturbé le fonctionnement de Vnoukovo, l'un des trois grands aéroports de la capitale. Le 24 juillet, Kiev avait revendiqué une offensive nocturne de drones sur Moscou. Selon l'armée russe, deux engins ukrainiens avaient été neutralisés et s'étaient écrasés sans faire de victimes. Un des appareils était tombé sur Komsomolsky Prospekt, un axe important près du ministère russe de la Défense.
Le FSB dit avoir empêché une attaque en mer Noire. Alors que les tensions s'accroissent dans la région, depuis la fin de l'accord sur les exportations de céréales ukrainiennes, les services de sécurité russes (FSB) ont affirmé, jeudi 27 juillet, avoir "déjoué une tentative des services spéciaux ukrainiens de commettre une attaque terroriste contre un des navires de la flotte de la mer Noire transportant des missiles de haute précision". Le FSB a annoncé avoir arrêté "un militaire de la marine russe qui avait été recruté par les services spéciaux ukrainiens" et qui transportait deux engins explosifs improvisés. L'homme est accusé d'"attentat terroriste", de trafic d'explosifs, de haute trahison et de divulgation de secrets d'État, selon l'ex-KGB.
Volodymyr Zelensky visite la cathédrale défigurée d'Odessa. Au cours d'un déplacement dans la cité portuaire de la mer Noire, le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, s'est rendu à la cathédrale de la Transfiguration, visée lors d'une récente vague de bombardements russes. Plus grand lieu orthodoxe d'Odessa, dont le centre historique est inscrit par l'Unesco au patrimoine mondial de l'humanité, "l'autel a été complètement détruit et la structure de soutien du bâtiment a été endommagée", selon Kiev. "Le chef de l'État a été informé" des possibilités de reconstruction de l'église.
La contre-offensive de Kiev progresse sur trois fronts. Dans son dernier point de situation, l'Institute for the Study of War (ISW) fait état des avancées ukrainiennes dans trois secteurs. L'armée a repris aux forces russes le village de Staromaïorské, au sud-ouest de l'oblast de Donetsk, a annoncé la vice-ministre de la Défense, Ganna Maliar. Il s'agit de l'un des premiers résultats tangibles de la contre-offensive ukrainienne dans ce secteur du front depuis juin. À l'est, les forces de Kiev ont eu des gains minimes à Klichtchiïvka, au sud-ouest de Bakhmout, tandis qu'au sud-est de Zaporijia, les soldats ont progressé légèrement à Robotyne.
De nouveaux tanks arrivent sur le champ de bataille. Kiev va bientôt recevoir des chars américains Abrams, rapporte Politico. Ils transiteront auparavant par l'Allemagne, où ils subiront des rénovations, avant d'être envoyés sur le champ de bataille ukrainien. Comme l'explique le média américain, afin de parer au plus pressé, les États-Unis ont choisi d'envoyer des modèles M1A1 plus anciens au lieu de la version A2 plus moderne. Ces derniers auraient mis un an à arriver en Ukraine.
Le Kremlin promet des livraisons de céréales gratuites. En ouverture du sommet Russie-Afrique, organisé à Saint-Pétersbourg, le président russe, Vladimir Poutine, a promis de livrer gratuitement "dans les mois qui viennent" des céréales à six pays africains. "Dans les mois qui viennent, nous serons en mesure d'assurer des livraisons gratuites de 25 à 50.000 tonnes de céréales au Burkina Faso, au Zimbabwe, au Mali, à la Somalie, à la République centrafricaine et à l'Érythrée", a-t-il assuré dans son discours d'ouverture retransmis à la télévision russe, sur fond d'inquiétudes après la récente fin de l'accord en mer Noire.
La BCE alerte sur "un risque inflationniste" en zone euro. La sortie unilatérale de Moscou de l'accord sur les exportations de céréale...
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