À l’ombre des arbres du parc de la Glissoire à Avion (Pas-de-Calais), ils sont cinq à profiter d’une journée ensoleillée. La crise énergétique, l’inflation, la baisse du pouvoir d’achat semblent loin d’eux… Et pourtant, l’image est trompeuse. « Ce n’est pas la peine de stresser ! On subit. Mais on se détend en famille. » Marc est un jeune retraité de Française de mécanique, usine automobile bien connue à Douvrin, et il savoure sa partie de dominos. S’il le dit en riant avec Béatrice, Manola et Françoise, l’inflation les frappe tous les quatre, tous les jours. « C’est vrai que c’est une catastrophe », reconnaissent les cinq amis. Cet hiver, il a fallu baisser le chauffage d’un degré. « La consommation est descendue, mais la facture augmente », constate Béatrice, qui vit grâce à ses douze heures de ménage par jour. Pour elle, 210 euros de plus, et 475 pour Françoise l’année dernière. « Les retraites n’augmentent pas beaucoup, le reste oui ! » « Quand je vois des remises de 30 % à Lidl, poursuit Béatrice, je saute dessus et je mets au congélateur. » Même recevoir des amis, explique-t-elle encore, « c’est un coût ». « Du coup, on s’arrange, c’est un peu chacun son tour. » Ou on va sous les arbres du parc de la Glissoire. Parfois, on profite aussi des prestations proposées par la mairie communiste. « Je vais partir à la mer pour 3 euros », se réjouit Béatrice. « Le cinéma municipal, c’est 4 euros. » Elle pense aussi au thé dansant à 1 euro, sur la plage amé...
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