Sur la route du Tour.
Tenter de domestiquer les ultimes pentes et d’en braver les frontières, sans parler d’une météo hésitante par temps lourd. Tel fut le programme des irascibles et tempétueux, pour les frissons terminaux de ce Juillet, comme si, déjà, le temps écoulé avait perdu tout sens commun. Entre Belfort et les sommets du Markstein (133,5 km), pour une courte mais radicale traversée des Vosges, le chronicoeur attendait « tout » et « rien » de cette étape cathartique en forme de feu d’artifice, après trois semaines en enfer pour les 151 survivants, flapis, cassés, fourbus.
Le « tout » tenait en quelques mots : imaginez encore et encore, en pleins et en déliés, un jour empreint de cet onirisme propre au cyclisme, cette patrie du sport où ceux qui viennent au monde pour ne rien troubler ne méritent ni égards ni considération. Le « rien » se résumait ainsi : puisque le Tour continue de créer des personnages à sa démesure, et qu’il s’agissait de la dernière occasion pour s’en prévaloir, il se passerait forcément quelque-chose de légendaire, histoire de boucler la Grande Boucle de manière élégiaque.
Dès le kilomètre zéro, deux courageux allumèrent la mèche, Cam...
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