Armes à sous-munitions, avertissement de Kiev en mer Noire... Le point sur la situation en Ukraine

LCI - 21/07
[VIDÉO] - Selon la Maison Blanche, Kiev a commencé à utiliser les armes à sous-munitions controversées livrées par les États-Unis. Joe Biden avait justifié ces livraisons en soulignant que Kiev était "à court de munitions". Retour sur la situation en Ukraine, en ce 513e jour de guerre.

Selon la Maison Blanche, Kiev a commencé à utiliser les armes à sous-munitions controversées livrées par les États-Unis.
Joe Biden avait justifié ces livraisons en soulignant que Kiev était "à court de munitions".
Retour sur la situation en Ukraine, en ce 513e jour de guerre.

De nouvelles armes sur le front. Au moment où l'Ukraine cherche à donner de l'élan à sa contre-offensive contre les forces russes, la Maison Blanche a indiqué que Kiev avait commencé à utiliser les armes à sous-munitions controversées livrées par les États-Unis. Selon le porte-parole de la Maison Blanche, John Kirby, le déploiement de ces armes sur le front a eu lieu "à peu près au cours de la semaine dernière".

Les forces ukrainiennes "les utilisent de manière appropriée. Elles les utilisent efficacement et elles ont réellement un impact sur les formations défensives russes et les manœuvres défensives" de Moscou, a déclaré le porte-parole aux journalistes.

Un recours essentiel ? Ces armes à sous-munitions peuvent disperser jusqu'à plusieurs centaines de petites charges explosives, capables de rester non explosées dans le sol et créant un risque pour les civils après la fin d'un conflit. Cette livraison était controversée, car elles sont interdites par de nombreux pays, notamment européens, signataires d'une convention signée à Oslo en 2008. Ni la Russie, ni les États-Unis, ni l'Ukraine n'en font néanmoins partie.

Dans un entretien diffusé début juillet par la chaîne CNN, le président américain Joe Biden avait confié avoir pris une "décision très difficile" en livrant ces armes à l'Ukraine, justifiant cela par le fait que Kiev est "à court de munitions".

Tensions en mer Noire

Avertissement. Du côté de la mer Noire, qui concentre l'attention des belligérants depuis l'expiration d'un accord crucial pour l'alimentation mondiale, l'Ukraine a prévenu qu'elle traiterait les bateaux se dirigeant vers les ports contrôlés par Moscou comme de potentiels transporteurs de matériels militaires "avec tous les risques associés", comme l'avait fait auparavant la Russie après s'être retirée de l'accord.

Frappes. Dans la nuit du 19 au 20 juillet, les ports ukrainiens de Mykolaïv et d'Odessa ont subi des frappes russes, "fermement" condamnées par le secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres. Au moins trois personnes sont mortes et plus de vingt ont été blessées dans ces frappes de drones et de missiles, selon des responsables. À Mykolaïv, "au moins cinq immeubles résidentiels ont été endommagés", a indiqué le maire Oleksandr Sienkevitch.

"Une nuit d'enfer pour notre peuple !", a réagi le patron du service ukrainien des situations d'urgence, Serguiï Krouk, l'armée de l'air ukrainienne indiquant que Moscou a lancé au total 38 missiles et drones sur les deux villes.

Lire aussi

Conséquences sur le cours du blé. "Ces attaques ont un impact bien au-delà de l'Ukraine. Nous voyons déjà l'effet négatif sur les prix mondiaux du blé et du maïs, ce qui fait souffrir tout le monde, en particulier les populations vulnérables dans les pays du Sud", a indiqué le porte-parole d'Antonio Guterres, Stéphane Dujarric.

Kiev accuse Moscou de viser spécifiquement ses infrastructures portuaires, afin d'empêcher toute reprise éventuelle des exportations ukrainiennes de céréales, ce que la Russie nie. Après des frappes dans la nuit du 18 au 19 juillet, l'armée russe a de nouveau affirmé le 20 juillet ne viser que des cibles militaires, assurant avoir détruit des sites de production et de stockage de drones navals à Odessa et des dépôts de munitions et de carburant à Mykolaïv.

"Patrouilles militaires". L'Ukraine de son côté a affirmé que Moscou avait ciblé les terminaux céréaliers et les infrastructures portuaires d'Odessa et de Tchornomorsk, détruisant des silos et, notamment, 60.000 tonnes de grains. Kiev a demandé la mise en place de "patrouilles militaires" navales sous mandat de l'ONU, sans réponse jusqu'à présent.

Pas de progrès significatifs sur le front

Victimes civiles. Dans le nord-ouest de la péninsule annexée de Crimée, une adolescente a par ailleurs été tuée dans une attaque qui a endommagé quatre bâtiments administratifs dans la nuit de mercredi à jeudi, a indiqué le gouverneur local installé par Moscou, Sergueï Aksionov.

L'incendie qui s'est déclaré mercredi sur un terrain militaire de l'est de la Crimée, nécessitant l'évacuation de plus de 2000 personnes, était lui toujours en cours jeu...
[Courte citation de 8% de l'article original]

Loading...