Des nouvelles ont été ajoutées en tête de listes.
Remontez pour les voir.
Inscription à la newsletter
Revoir « Le Mépris » en version restaurée
Christophe Ono-dit-Biot - LePoint -
20/07
Et aussi : Le coup de blues de Barbie ; la maison italienne de Jacques de Saint-Victor ; l’hommage à Michel Rocard de Jean-Michel Djian ; les choix du « Point »…
Aragon l'a dit avant et bien mieux que nous : « On demandait du génie, eh bien le voilà, le génie. » Brigitte Bardot bronzant sur le toit de la villa Malaparte comme sur un transat géant. Piccoli désarmé devant une femme qu'il ne comprend plus et contemplant, un peu hagard - espérant encore, peut-être -, sur la musique de Georges Delerue, les ruines spectaculaires de feu leur amour. Un immense film sur l'abîme qui se creuse entre deux êtres, quand le dialogue est devenu impossible, quand on ne sait plus ce que l'autre attend de vous. Un immense film sur le cinéma, dans une Cinecittà vide de sens et une maison vide de meubles, devenue décor écrasant et écrasé de mer et de soleil. De vulgarité, aussi, quand les grands créateurs lâchent la rampe avec leurs références dépassées à Dante et à Hölderlin. Un immense film sur la mythologie, ou plutôt sur l'indifférence des dieux aux chagrins des humains. Ne s'agit-il pas, dans le film, de refaire L'Odyssée d'Homère ? Sauf qu'Ulysse, ici, n'est plus aimé par Pénélope, mais méprisé, et d'un mépris avoué… Il faut revoir Le Mépris, cette tragédie au cinéma. Et à plus forte raison aujourd'hui, à l'occasion du 60e anniversaire de sa sortie, restauré et numérisé en 4K par Studiocanal, distribué au cinéma par Carlotta, avec une affiche très ligne claire signée Laurent Durieux, et disponible en DVD. Deux cent vingt heures de pal... [Courte citation de 8% de l'article original]
Loading...
🍪
Le modèle économique de notre site repose sur l'affichage de publicités personnalisées basées sur l'utilisation de cookies publicitaires. En continuant votre visite sur notre site, vous consentez à l'utilisation de ces cookies.
Politique de confidentialité