Attaque de missiles sur Odessa, retour de la guerre en mer Noire... le point sur la situation en Ukraine

LCI - 19/07
[VIDÉO] - Dans la nuit de lundi à mardi 18 juillet, des "infrastructures portuaires" à Odessa ont été endommagées suite à une attaque de missiles, a rapporté l'Ukraine. "Une frappe groupée de représailles", a revendiqué la Russie suite à l'attaque de la veille contre le pont de de Crimée. Le point sur la situation en ce 511e jour de guerre.

Dans la nuit de lundi à mardi 18 juillet, des "infrastructures portuaires" à Odessa ont été endommagées suite à une attaque de missiles, a rapporté l'Ukraine.
"Une frappe groupée de représailles", a revendiqué la Russie suite à l'attaque de la veille contre le pont de de Crimée.
Le point sur la situation en ce 511e jour de guerre.

La Russie et l'Ukraine se renvoient tous les coups. Dans la nuit du 17 au 18 juillet, une attaque de missiles a été rapportée par l'Ukraine à Odessa. Malgré la destruction de plusieurs missiles par la défense aérienne, les débris auraient "endommagé les infrastructures portuaires et plusieurs habitations privées". 

Une attaque revendiquée par la Russie, quelques heures plus tard. Le ministère russe de la Défense a assuré avoir détruit lors de ces frappes les sites utilisés par Kiev pour venger l'attaque de la veille contre l'important point de Crimée qui relie la Russie à la péninsule ukrainienne annexée.

La mer Noire, une "zone provisoirement dangereuse"

Conséquences. Mais cette attaque est également survenue quelques heures après la fin de l'accord céréalier qui permettait jusque-là que les productions agricoles ukrainiennes continuent de transiter via la mer Noire, malgré la guerre et le blocus russe. La Russie a d'ailleurs mis en garde l'Ukraine contre ses velléités de poursuivre les exportations de céréales, prévenant qu'il n'y avait plus de "garanties de sécurité" dans cette région après l'expiration de l'Initiative céréalière de la mer Noire.

"En l'absence de garanties de sécurité appropriées, certains risques" apparaissent, a averti le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov. En écho, le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a déclaré à son homologue turc, Hakan Fidan, que la fin de l'accord signifiait que le nord-ouest de la mer Noire, par où les cargos circulent, devenait une "zone provisoirement dangereuse".

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Réactions. Le président français Emmanuel Macron a quant à lui jugé que Vladimir Poutine avait commis "une énorme erreur" en faisant "de la nourriture une arme", martelant que la Russie avait décidé "d'affamer des pays déjà en difficulté". Le président de la Commission de l'UA, Moussa Faki Mahamat a dit sur Twitter regretter la décision russe et a appelé à la reprise de l'accord pour transporter céréales et engrais "vers les régions qui en ont besoin, notamment l'Afrique". Pour le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, "des centaines de millions de personnes font face à la faim" avec la suspension de cet accord et vont en "payer le prix".

La situation sur le front

Une rare avancée. Sur le front, l'armée russe a fait état d'une avancée d'1,5 km près de Koupiansk, dans le nord-est de l'Ukraine, une zone où Kiev a constaté une concentration de troupes russes et parle de combats acharnés depuis plusieurs jours. Le commandant des forces terrestres ukrainiennes, Oleksandre Syrsky, a évoqué sur Telegram une situation "difficile" mais "sous contrôle" dans l'est.

Crimée. Le ministère russe de la Défense a par ailleurs indiqué que la défense aérienne russe avait abattu 28 drones ukrainiens au-dessus de la péninsule. "Dix-sept drones ukrainiens ont été détruits par la défense aérienne", a indiqué le ministère sur Telegram, ajoutant que "onze autres drones ont été neutralisés" et "n'ayant pas atteint leur cible, ils se sont écrasés". Selon lui, "il n'y a eu aucune victime ni dégâts". 

Par ailleurs, au lendemain de la frappe qui a endommagé le pont de Crimée qui relie la péninsule au continent russe, le vice-Premier ministre russe, Marat Khousnoulline, a indiqué que "la circulation des véhicules a été rétablie en sens inverse" sur une voie du pont.

Une importante puissance de combat qui n'a pas encore été engagée

Le chef d'état-major américain, le général Mark Milley

Des réserves. Face à ces revendications russes, le chef d'état-major américain, le général Mark Milley, a assuré que l'Ukraine disposait "d'une importante puissance de combat qui n'a pas encore été engagée" et que Kiev préserve actuellement. "Ils sont en train de progresser à travers ces champs de mines, lentement, de façon délibérée et avec constance, et c'est un combat difficile", a-t-il déclaré à des journalistes, qui lui demandaient si la contre-offensive s'enlisait.

Le chef du Pentagone, Lloyd Austin, qui s'exprimait aux côtés de Mark Milley à la suite d'un événement virtuel réunissant des soutiens internationaux de l'Ukraine, a assuré que les États-Unis "continuaient" à aider les forc...
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