VIDÉO - Mort de Jane Birkin : les mille vies de la plus "frenchy" des Anglaises

LCI - 16/07
[VIDÉO] - Jane Birkin est décédée ce dimanche 16 juillet à l'âge de 76 ans. Sa disparition est l'occasion de se replonger dans ses multiples vies. Le 20H de TF1 revient sur la carrière de celle qui a partagé la vie de Serge Gainsbourg pendant une décennie.

Jane Birkin est décédée ce dimanche 16 juillet à l'âge de 76 ans.
Sa disparition est l'occasion de se replonger dans ses multiples vies.
Le 20H de TF1 revient sur la carrière de celle qui a partagé la vie de Serge Gainsbourg pendant une décennie.

Avec elle, on a très vite fait l'économie du patronyme. Dans le cœur des Français, Jane Birkin est rapidement devenue Jane, tout simplement. La plus française des Britanniques, à la diction imparfaite et susurrée, a fait de ses interprétations des classiques de la chanson. Jane Birkin a été retrouvée sans vie, dimanche 16 juillet, à Paris, après avoir marqué de son empreinte la chanson et le cinéma.

Son répertoire, lui, a presque intégralement été l'œuvre de Serge Gainsbourg. Et pour cause, la France a appris la connaître grâce au chanteur star de la deuxième moitié du XXᵉ siècle. En 1969, ils partagent l'affiche du film Slogan, symbole du début de leur idylle. "Elle me trouvait affreux. Je la trouvais pas terrible...Et puis, cela a changé au cours du tournage", racontait en 1969, Serge Gainsbourg. 69 année érotique, La Javanaise... Les mélodies de Serge, magnifiées par Jane, sont devenues intemporelles. 

C'était lui qui me mettait en scène, en lumière, en valeur.

Jane Birkin, au sujet Serge Gainsbourg (en 2017)

Tout au long de sa carrière, elle les a interprétées de mille façons. En 2017, le public a pu découvrir une partie de son répertoire... en version philharmonique. "Au départ, [Serge] était sans aucun doute un Pygmalion. C'était lui qui me mettait en scène, en lumière, en valeur. Et puis, je suis devenue ma propre personne", racontait-elle lorsqu'elle était revenue sur scène.

Tenter de remonter la vie de Jane Birkin suppose de se replonger dans la vie de ce couple. Pendant dix ans, ils ont mis en scène une vie de famille fantasque et libre comme l'époque. Cette tribu inscrira dans les livrets de familles

 les prénoms de Kate - la première fille de Jane - et Charlotte.  En tant qu'actrice, Jane sera consacrée en tant qu'actrice avec le film Melody Nelson, dirigé par Serge Gainsbourg, ou bien encore dans Je t'aime moi non plus. 

Les mille et une vies de Jane Birkin

Sa silhouette - tout aussi androgyne que sexy - et sa personnalité - tout autant mélancolique que mutine - vont la propulser devant les caméras de Jacques Deray, en 1968, dans La Piscine avec Alain Delon. Elle campera aussi le rôle de la compagne de Pierre Richard, dans La moutarde me monte au nez. Le début des années 1980 ouvre un nouveau chapitre pour Jane. Loin de Gainsbourg, elle vivait alors avec Jacques Doillon, une nouvelle relation créatrice.

En 1985, on la réclame sur les planches pour jouer dans La Fausse Suivante de Marivaux. En 2007, elle reviendra au théâtre pour Électre, de Sophocle. Un retour aux fondamentaux pour celle qui a toujours voulu être actrice. Petite Londonienne née dans un foyer d'artiste, elle épouse très jeune  - à 19 ans - le compositeur John Barry, en 1966. La même année, elle est violemment déshabillée dans Blow-Up de Michelangelo Antonioni. L'un de ses premiers rôles au cinéma.

En février 2023, elle était apparue très diminuée lors de la cérémonie des César à Paris. Affaiblie, elle avait dû aussi renoncer à monter sur scène pour défendre son nouvel album, composé avec Etienne Daho. Un projet dans lequel elle n'était pas seulement l'interprète... mais bien la parolière. "C'est un vrai disque de Jane auteure. Elle est devant et montre toutes les facettes de sa vraie nature", jugeait le chanteur en 2021 devant les caméras de TF1.

Ces mille et une vies, Jane les projetait à ses fans par intermittence. Pas si pudique pour s'afficher avec sa tribu de filles et ainsi rendre, aux Français, familier leurs visages. Celui de Kate, disparue en 2013, mais aussi bien sûr, ceux de Lou et Charlotte. En 2021, cette dernière était venue pour questionner publiquement la notion de transmission en faisant de sa mère son dernier sujet documentaire.  

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