Contre-offensive qui patine, avenir de Wagner et "agressivité" de Lavrov ... Le point sur la situation en Ukraine

LCI - 15/07
[VIDÉO] - Les mercenaires de Wagner seraient devenus instructeurs en Biélorussie. Sur le terrain, Moscou continue de défendre son front, empêchant l'armée de Kiev d'avancer aussi vite que prévu. Dans le cadre diplomatique, la Russie se montre "agressive". Retour sur les faits marquants des 24 dernières heures.

Les mercenaires de Wagner seraient devenus instructeurs en Biélorussie.
Sur le terrain, Moscou continue de défendre son front, empêchant l'armée de Kiev d'avancer aussi vite que prévu.
Dans le cadre diplomatique, la Russie se montre "agressive".
Retour sur les faits marquants des 24 dernières heures.

Les mercenaires quittent le front, dont les lignes ont du mal à bouger. La Biélorussie a annoncé ce vendredi 14 juillet que les mercenaires du groupe Wagner servaient désormais comme "instructeurs" pour sa propre armée. Sauf que le départ de ce groupe paramilitaire, ancien fer de lance de l'offensive russe contre l'Ukraine, ne semble pas déstabiliser Moscou. Les troupes russes engagent toutes leurs forces pour se défendre de la contre-offensive ukrainienne, dont l'avancée n'est pas aussi rapide que prévu. Mais si Kiev reconnaît que son opération lancée depuis de longs mois peine à produire des résultats, elle enregistre aussi quelques succès au sud du pays. Et pendant que les troupes se font face en Ukraine, le ministre des Affaires étrangères attribue "tous les problèmes du monde aux États-Unis".

Wagner se retire mais Kiev patine

Des miliciens devenus instructeurs. En Biélorussie, "les combattants de Wagner jouent le rôle d'instructeurs dans un certain nombre de disciplines militaires", a annoncé le ministère de la Défense de ce pays allié de Moscou. Une annonce qui vient mettre fin à des semaines d'incertitude sur l'avenir de ce groupe paramilitaire qui avait lancé fin juin une rébellion avortée contre le Kremlin. Pour rappel, la mutinerie initiée par la milice avait pris fin avec un accord prévoyant le départ en Biélorussie d'Evgueni Prigojine, le chef du groupe. Mais, à l'heure actuelle, le sort de l'ancien bras droit de Vladimir Poutine reste incertain. Vendredi, plusieurs chaînes Telegram ont publié une photo d'un homme lui ressemblant, assis sur un lit de camp dans une tente.

Prigojine a refusé l'une des offres de Poutine. Le chef de la milice avait pourtant rencontré le président russe le 29 juin, cinq jours après la mutinerie. Dans un entretien au journal russe Kommersant, Vladimir Poutine assure ainsi avoir proposé aux hommes de Wagner de servir sous le commandement officiel d'une autre personne. Une proposition refusée par Evgueni Prigojine. "Beaucoup (de commandants de Wagner) ont acquiescé de la tête quand j'ai dit ça. Mais Prigojine, qui était assis devant, ne l'a pas vu et a dit, après avoir écouté, 'Non, les gars ne sont pas d'accord avec cette solution'", a témoigné Vladimir Poutine. 

La contre-offensive patine. La principale conséquence de cette guerre de pouvoir entre Poutine et Prigojine reste le retrait apparent des mercenaires des combats en Ukraine. "A ce stade, nous ne voyons pas les forces de Wagner participer de manière significative" aux combats, a déclaré le porte-parole du Pentagone, le général Pat Ryder. Reste que la contre-offensive "n'avance pas si vite", comme l'ont reconnu plusieurs dirigeants ukrainiens. "Personne ne va embellir" la situation, a par exemple lancé le chef de l'administration présidentielle ukrainienne, Andriï Iermak. Dans la soirée, l'un des conseillers du ministère de la Défense ukrainien a toutefois avancé des "raisons objectives" à cette lenteur. Sur LCI, Yuryi Sak, a énoncé une conjonction de facteur, dont la préparation des Russes et son aviation. Un entretien éclairant à retrouver ici. 

ENTRETIEN - Kiev l'admet : la contre-offensive patineSource : TF1 Info

Kiev réalise des percées dans le sud. Reste que sur le terrain, des "combats intenses" continuent entre Russes et Ukrainiens, selon un communiqué de l'état-major ukrainien. "L'ennemi maintient ses efforts principaux dans les zones de Koupiansk, Lyman, Bakhmout, Avdiivka et Mariinka", dans l'est du pays, selon la même source, qui indique qu'"une vingtaine d'engagements de combat ont eu lieu dans la dernière journée". Dans le sud par contre, où les forces ukrainiennes s'efforcent de percer vers la mer d'Azov pour couper les lignes d'approvisionnement russes, "les brigades d'assaut appuyées par des chars ont avancé de 1,7 km" en une semaine en direction de la ville de Melitopol, a annoncé le colonel Mykola Ourchalovitch, un porte-parole de la Garde nationale ukrainienne. Plus bas, vers la ville de Kherson, sur le Dniepr, les forces ukrainiennes mènent des opérations de reconnaissance et de combat pour "préparer la zone en vue d'actions offensives". 

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