Lawiza Buda rocs sur le sable, en train de se plaindre pour son mari, Usman Buda, assassiné par une foule sur un marché après avoir été accusée de blasphème. “Ya Allah! Ya Allah!” Lawiza crie. Deux amis tentent de la réconforter, mais leur propre tristesse s'empare et ils éclatent trop en larmes. Lawiza s’était évanouie lorsque les nouvelles du terrible meurtre de son mari l’ont atteinte.
Usman Buda, un père de six, a été lapidé à mort le 25 juin après avoir fait une remarque de passage à un mendiant qui a été pris par la foule comme un bouillon sur le prophète Mahomet.
C’est la dernière d’une série d’attaques signalées qui suscitent des inquiétudes quant à l’insuffisance du Nigéria face à l’extrémisme religieux grandissant dans certaines de ses communautés les plus pauvres. Amnesty International, qui a condamné le meurtre, a accusé le gouvernement nigérian de « créer un environnement permissif pour la brutalité », tandis que les États-Unis ont exhorté le Nigéria à abroger ses lois sur le blasphème.
Buda a travaillé sur un stand de boucherie au marché de Sokoto, un...
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