De jour en jour, le mercure grimpe. La vague de chaleur qui baigne actuellement le sud des États-Unis devrait encore s'accentuer d'ici à la fin de la semaine, avec un pic à 54 degrés attendu dimanche 16 juillet dans la Vallée de la Mort, en Californie, dans le sud-ouest du pays. C'est ce qu'a annoncé mardi le service météorologique américain, le National Weather Service (NWS), relayé sur Twitter par l'observatoire français Keraunos, un bureau d'études spécialisé dans le suivi des orages et des tornades. Selon lui, cette prévision grimpe "au niveau du record mondial de chaleur".
54°C prévu par le NWS dans la vallée de la Mort dimanche (130°F), soit au niveau du record mondial de chaleur. A suivre... https://t.co/6HTtJqKxGK pic.twitter.com/RJFCP6yK0x — Keraunos (@KeraunosObs) July 12, 2023
Ce record s'établit en effet à 56,7 degrés, enregistré le 10 juillet 1913, à la station américaine de Furnace Creek, dans cette même Vallée de la Mort, désertique et particulièrement chaude. Mais la fiabilité de cette mesure a été remise en question par la communauté scientifique. Selon Météo-France, il faudrait plutôt se reporter à un record de chaleur décroché bien plus récemment, le 16 août 2020, avec 54,4 degrés recensés toujours à la même station de l'ouest américain, même s'il n'a pas encore été validé par l'Organisation météorologique mondiale (OMM). Un an plus tard, le 10 juillet 2021, le même relevé avait été observé dans la même région. Le week-end à venir promet donc de s'inscrire dans leur sillage.
Selon le Washington Post, le mercure ne descendra pas sous les 37 degrés entre samedi et lundi soir dans cette vallée. L'alerte est d'autant plus inquiétante que le sud des États-Unis est écrasé par des chaleurs étouffantes depuis plusieurs jours déjà, après une précédente vague fin juin, qui s'est avérée mortelle. Selon les autorités, 108 millions d'Américains vivent dans une région concernée par une alerte aux fortes chaleurs. "La chaleur va s'étendre à la Californie, au Nevada, à l'Arizona et jusqu'à l'ouest du Texas ce week-end, et le pic de plus forte chaleur devrait s'installer de vendredi à lundi. Nous allons donc assister à des records", a expliqué à Reuters Tom Frieders, météorologue au sein du service météorologique national de Phoenix.
Dans cette ville de l'Arizona, la température n'est pas descendue sous les 43 degrés pour le 13e jour consécutif mercredi, relève l'agence de presse. Selon les prévisions, cette commune de 1,6 million d'habitants devrait battre la semaine prochaine son record de 18 jours consécutifs au-dessus de cette barre, établi en juin 1974. Quant à la nuit, le mercure ne descend pas sous les 32 degrés. Du côté de Las Vegas, 42 degrés ont été atteints mercredi et son record historique de 47 degrés devrait être égalé dimanche.
En cause derrière ces pics de chaleur, une masse d'air qui empêche l'air plus frais et les systèmes de tempête de traverser la région, de sorte qu'il n'y a "que du soleil et de la chaleur", a expliqué Ashton Robinson Cook, prévisionniste au sein du Weather Prediction Center, l'un des centres nationaux de prévision du NWS.
La situation est si préoccupante que certains météorologues ne savent plus quels mots trouver pour décrire les températures attendues. "Le four atmosphérique va rôtir et frire le nord et le centre du Nouveau-Mexique comme du bacon pendant au moins les sept prochains jours", a écrit le service météorologique national d'Albuquerque, cité par le Washington Post. Le NWS s'inquiète ainsi d'un risque accru de maladies liées à la chaleur "pour une grande partie de la population", en particulier les personnes les plus fragiles et celles qui ne disposent pas d'un système de climatisation et d'une hydratation suffisante.
Les États-Unis ne sont pas les seuls à enregistrer actuellement des pics de chaleur. Après un mois de juin aux températures déjà record, l'OMM avait indiqué lundi que la semaine passée, du 3 au 9 juillet, avait été la plus chaude jamais mesurée dans le monde. En cause, l'eff...
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