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Sous les obus, la tournée libanaise de Dalida
LOrientLeJour -
12/07
Et si l’on profitait des langueurs de la saison estivale pour plonger dans les archives et retracer le destin de femmes d’exception, d’artistes flamboyantes et engagées, à l’occasion de leur...
7 septembre 1979. Dalida, 46 ans et déjà mille vies au compteur, atterrit à l’Aéroport international de Beyrouth après des vacances azuréennes passées à bronzer sous le soleil de Saint-Tropez. Changement brutal de décor pour la blonde sculpturale qui découvre, deux ans après son dernier passage au Liban, un pays plus que jamais fragmenté par la guerre civile. À l’AIB, qui vient de reprendre du service, elle est accueillie avec des bouquets de fleurs et une poignée d’admirateurs ayant réussi à se frayer un chemin entre les points de contrôle qui éventrent la ville. Si elle n’en est pas à son premier voyage au pays du Cèdre, Dalida est attendue sur scène pas moins de sept fois, dans trois villes différentes : Beyrouth, Jounieh et Tripoli. Un pari audacieux tant l’insécurité plane en cette rentrée politiquement mouvementée. « La situation ne lui faisait pas peur. Elle ne cessait de répéter que cette tournée était un rendez-vous d’amour entre elle et son public libanais », se souvient Orlando, le frère et producteur de Dalida, qui avait tenu à l’accompagner malgré les réticences et les incertitudes liées à la bonne tenue des événements.
En blanc pour cette tournée de 1979, l’interprète ne lâche pas son étole. Photo d’archives L’OLJ
Cette relation avec le Liban, la Pre... [Courte citation de 8% de l'article original]
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