Avignon (Vaucluse), envoyée spéciale.
« Une femme doit avoir de l’argent et une chambre à soi si elle souhaite pouvoir écrire des histoires », écrivait, en 1925, Virginia Woolf (1882-1941). Femme de lettres brillante et rebelle, ses livres ( Mrs Dalloway, Orlando, la Promenade au Phare, Une chambre à soi) ont révolutionné la littérature, brisé des tabous, ouvert la voie à d’autres femmes.
La metteuse en scène Pauline Bayle avait précédemment adapté les de Balzac. Cette fois, elle a jeté son dévolu sur Virginia Woolf. En adaptant au théâtre les mots de l’écrivaine, elle recrée sur scène un rituel où le jeu de l’acteur croise les jeux de l’enfance.
Elle a rêvé ce spectacle, son décor, au point d’avoir sur son bureau de directrice du Centre dramatique de Montreuil (Seine-Saint-Denis) une photo du cloître des Carmes. Rencontre avec une artiste conviée pour la première fois au Festival d’Avignon.