Relance européenne: entretien avec les dirigeants d'Autriche, de République Tchèque et de Slovaquie

Euronews - 17/06
Euronews s'est entretenue avec Sebastian Kurz, Chancelier autrichien, Eduard Heger, Premier ministre slovaque, et Karel Havlíček, Vice-Premier ministre de République Tchèque. #Globalconversation

La réponse politique à la pandémie a fait l'objet d'un débat animé dans les capitales européennes depuis le printemps 2020. La réponse commune s'est matérialisée par un plan de relance cinq fois plus important que le plan Marshall, dans le but d'accroître la résilience des économies de l’Union européenne. Cela sera-t-il suffisant ? Euronews en a discuté ici à Bratislava, lors du Forum international Globsec 2021, avec Sebastian Kurz, Chancelier autrichien, Eduard Heger, Premier ministre slovaque, et Karel Havlíček, Vice-Premier ministre de République Tchèque.

Sasha Vakulina, euronews : Commençons par le plan de relance économique. Il y a eu beaucoup de débats à ce sujet. Monsieur le Chancelier autrichien autrichien, commençons par vous. Pensez-vous que cela sera suffisant pour relancer les économies ?

Sebastian Kurz, Chancelier autrichien : Je pense que cela sera suffisant. Et je dirais même que cela doit être suffisant. Nous pensons qu'il était nécessaire d'investir beaucoup d'argent pour relancer l'économie. Mais nous n'aurions pas accepté une dette commune permanente. Et nous ne voulons pas réitérer ce dispositif plusieurs fois. Nous pensons qu'il était nécessaire à un moment précis, mais qu'il ne devrait pas être réutilisé souvent.

Sasha Vakulina, euronews : Diriez-vous qu'il y a maintenant moins de scepticisme à ce sujet ?

Sebastian Kurz, Chancelier autrichien : Oui, il y a moins de scepticisme parce que nous nous sommes mis d'accord sur des chiffres. Nous nous sommes mis d'accord sur un plan incluant l'Etat de droit et d'autres critères. Nous avons convenu qu'il fallait mettre l'accent sur l'investissement, le numérique et l'économie verte ; des domaines qui rendent nos économies plus résistantes et plus puissantes. Enfin, nous avons également convenu qu'il ne s'agit pas d'une union permanente de la dette, ce qui était pour nous le point le plus important.

"Nous avons convenu qu'il ne s'agit pas d'une union permanente de la dette, ce qui était pour nous le point le plus important"
Sebastian Kurz Chancelier autrichien

Sasha Vakulina, euronews : Monsieur le Premier ministre Heger. Quel est votre avis sur la question ? Est-ce que c’est suffisant ? Et quelles sont les pierres angulaires de votre stratégie nationale ?

Eduard Heger, Premier ministre slo...
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