Charles Mingus, entre chien et loup

Humanite - 22/06
Musique Un coffret fait la part belle à la dernière période du grand contrebassiste et compositeur de jazz. Cinq années pendant lesquelles le musicien farouche et défricheur témoigne d’un perpétuel éveil.

Il aurait voulu être violoncelliste et musicien d’orchestre classique. « Débrouille-toi pour trouver une basse (…), tu es noir », lui lance, à 17 ans, son ami le saxophoniste Buddy Collette. « Quel que soit ton talent, tu ne perceras jamais dans le classique. » Ce sera donc la contrebasse, fatalement, comme s’en souvient Charles Mingus dans son autobiographie, Moins qu’un chien, ouvrage indispensable sur la condition afro-américaine publié en 1971, huit ans avant sa disparition. Le formidable grammairien des harmonies, contrebassiste par défaut et musicien révolutionnaire par vocation, aurait fêté ses...
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