Il aurait voulu être violoncelliste et musicien d’orchestre classique. « Débrouille-toi pour trouver une basse (…), tu es noir », lui lance, à 17 ans, son ami le saxophoniste Buddy Collette. « Quel que soit ton talent, tu ne perceras jamais dans le classique. » Ce sera donc la contrebasse, fatalement, comme s’en souvient Charles Mingus dans son autobiographie, Moins qu’un chien, ouvrage indispensable sur la condition afro-américaine publié en 1971, huit ans avant sa disparition. Le formidable grammairien des harmonies, contrebassiste par défaut et musicien révolutionnaire par vocation, aurait fêté ses...
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