Sur les plages, raconte l’écrivain Erri De Luca dans un texte ouvrant le remarquable ouvrage, bien plus qu’un catalogue, consacré à l’exposition « Naples à Paris », « on voit des enfants s’amuser à construire des châteaux de sable. Nous, nous jouions à construire un volcan ». Sur les hauts de la baie de Naples, le musée de Capodimonte, magnifique palais de Charles de Bourbon, duc de Parme et roi de Naples (1716-1788), d’abord construit pour abriter les collections de la famille Farnèse, fait face au Vésuve.
À cette époque, Naples est, après Londres et Paris, la plus grande ville d’Europe. Naples, a encore écrit Stendhal au siècle suivant, dans Rome, Naples et Florence, « est la seule capitale d’Italie ; toutes les autres villes sont des Lyon renforcée ». Et le même d’évoquer cette image : « Deux heures sonnent : le Vésuve est en feu ; on voit couler la lave. Cette masse rouge se dessine sur un horizon du plus ...
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