«Ce que la Palestine apporte au monde » est un événement majeur qui préfigure le futur musée national d’Art moderne et contemporain de la Palestine. Il se décline en trois expositions, un parcours visuel et sonore et un riche programme (concerts, ateliers, films, rencontres et débats) proposés par l’Institut du monde arabe (IMA), à Paris, jusqu’au 19 novembre. On peut y voir l’ampleur de la vitalité et de la créativité du peuple de Palestine et de ses artistes. On peut y découvrir leurs œuvres et créations ainsi qu’un dialogue avec leurs homologues du monde arabe et de la scène internationale. Si le même fil, qui relie passé, présent et avenir, court pour chacune des expositions et l’ensemble du programme, c’est une passion pour la culture et un devenir en marche que veut montrer l’événement. Rencontre avec l’initiateur et commissaire des expositions, Elias Sanbar, historien, poète, traducteur, essayiste et ancien ambassadeur de la Palestine auprès de l’Unesco.
Racontez-nous la genèse de cet événement d’envergure. Depuis quand le portez-vous ?
Il y a deux moments dans cette généalogie. Le premier vient d’une conversation avec mon vieil ami Ernest Pignon-Ernest. Lorsque j’étais en poste d’ambassadeur à l’Unesco, nous avions organisé son séjour en Palestine au cours duquel il a réalisé une série de travaux autour du poète Mahmoud Darwich. Ernest me raconte deux expériences, l’une au Chili, l’autre en Afrique du Sud. Sous Pinochet, avait été lancée l’idée que des artistes solidaires du combat contre la dictature militaire offrent chacun une œuvre à un musée qui n’...
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