Un long silence traverse la capitale. Un recueillement. Un hommage. En l’honneur de ceux qui sont morts dans la rue, près de deux cents personnes ont défilé en fin d’après-midi, mardi 13 juin. Chacune tenait une rose jaune, blanche, orangée ou rouge. Un bouquet en mémoire de ces femmes, de ces hommes, dont la mort, silencieuse, est ignorée de tous, ou presque.
Depuis vingt ans, le collectif Les morts de la rue recense chacun des décès, mène des enquêtes pour remonter le fil ces vies, comprendre les parcours. «Chacun était quelqu’un», souligne Chrystel Estela, coordinatrice du collectif, tandis que le cortège se forme sur la place de...
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